Une vie d'orchestre ce n'est pas seulement un soir de votre vie, c'est aussi plein de petits moments... que nous avons voulu partager avec vous

Bach dans l’espace, Mozart au téléphone

L’Orchestre de Paris poursuit son partenariat avec le centre de santé Parcours d’exil. L’Association prodigue depuis plus de 10 ans, un accompagnement thérapeutique aux victimes de torture, violences d’état ou d’atteintes aux Droits de l’Homme.

Parcours d’exil - initiation au violon

Ils viennent du Mali, de Guinée Conakry, du Congo, du Bangladesh, de Tchétchénie et d’ailleurs. La vie les a déjà marqués, tous ne parlent pas français, et la musique classique occidentale n’est pas nécessairement leur quotidien.
Le 18 janvier dernier, l’Orchestre de Paris invitait une quinzaine d’adolescents de l’Association à suivre une initiation au violon dans les foyers des cordes de l’orchestre, à la Salle Pleyel.

Bach dans l’espace, Mozart au téléphone

David Braccini et Andreï Iarca, violonistes de l’Orchestre de Paris, accueillent le groupe en jouant un duo de Bach. David explique : “Sa musique était si belle, qu’elle a été choisie pour accompagner les sondes Voyager envoyées dans l’espace dans les années 1970“.
La communication avec les musiciens est facile et chaleureuse : on parle français ou anglais. De foot, mais pas seulement ! On se rend compte qu’on a des connaissances musicales communes : Booba, Eminem, ou La petite musique de nuit… en sonnerie de téléphone…

Guidés par David et Andreï, les adolescents se sont approprié les petits violons d’étude mis à leur disposition. Côté technique, la tenue de l’archet n’est pas évidente et le manche des ½ violons fait parfois tout juste la largeur de leur main gauche, mais les adolescents s’appliquent et après quelques essais l’archet se fait plus léger sur les cordes qui ne grincent plus.
D’abord divisé en deux groupes pour faciliter l’apprentissage, tous se retrouvent pour improviser un accompagnement sur une gigue jouée par les deux musiciens professionnels, puis l’un des adolescents chante une chanson de son pays. Nous écoutons tous : la voix, le vibrato, l’histoire.
L’envie d’échanger est grande, par les mots, par la musique. Le violon ressemble à une guitare, fait penser à une kora. Finalement, on est plus proche les uns des autres qu’il n’y paraît.

Le groupe viendra écouter l’Orchestre de Paris en février et avril prochain et attend impatiemment de retrouver Andreï et David à ces occasions.

Parcours d’Exil : www.parcours-exil.org

* Un premier atelier de violon organisé pour les adolescents de Parcours d’Exil avait eu lieu en décembre 2011, mené par les musiciennes Gaëlle Bisson et Pascale Meley.

Parcours d’exil - initiation au violon

La Romance d’Homer et Madeleine

Le 30 novembre, les musiciennes de l’Orchestre de Paris Anaïs Benoit et Elsa Benabdallah étaient de retour à l’Institut d’Education Motrice de la Croix Faubin afin de préparer les enfants à leur prochaine venue à la Salle Pleyel le 13 décembre.

Rencontre avec le chef Andris Poga pour les enfants de l’Institut de la Croix Faubin

Les timidités des premières rencontres ont complètement disparu ! Les enfants viennent tout sourire saluer les musiciennes qu’ils connaissent bien désormais. Éclats de rire au rendez-vous, la bonne humeur ambiante met tout le monde très à l’aise. Mais une fois que les musiciennes annoncent le programme du jour, le silence règne et les enfants sont concentrés.

Retrouvailles avec Mozart

Anaïs et Elsa présentent le programme du prochain concert à la Salle Pleyel : La Symphonie Concertante de Mozart et la Symphonie “Manfred” de Tchaïkovski.

Les enfants sont tout de même en terrain connu puisqu’ils ont déjà eu l’occasion de parler du concerto lors d’ateliers au mois d’octobre et d’entendre le Concerto pour piano n°23 de Mozart. Les musiciennes leurs rappellent qu’ils ont eux-mêmes fait les solistes. Et si on les interroge sur leurs souvenirs sur Mozart : “Il est mort !!!” crient-ils en chœur !
A l’écoute du second mouvement de la Symphonie Concertante, Elsa et Anaïs leur demandent d’imaginer ce que peuvent se raconter le violon et l’alto qui semblent dialoguer. Baptisés désormais “Homer” et “Madeleine”, les enfants affirment sans douter un seul instant “Ils s’aiment !!“.

Le thème des fées de Manfred de Tchaïkovski les inspire également : ils accompagnent donc les deux musiciennes de l’Orchestre de Paris avec triangles, bâtons de pluie et gongs tibétains : la magie opère.

Le métier de chef d’orchestre

Le jour du concert, les enfants découvrent les vrais Homer  et Madeleine » de l’Orchestre de Paris : Ana Bela Chaves à l’alto et Roland Daugareil au violon.

Après l’avoir vu diriger, les enfants interrogent très timidement Andris Poga sur son métier de chef d’Orchestre :
Comment savez-vous qui doit jouer ?
Y a-t-il des écoles pour apprendre à être chef d’Orchestre ?
Jouez-vous d’un instrument ? Y a-t-il des femmes chef d’Orchestre ?
».
C’est avec beaucoup de gentillesse que le Maestro raconte son parcours, ses études en Lettonie puis en Autriche et ses années de pratique de la trompette.

Une poignée de main à chacun et c’est le départ. Les enfants seront de retour à Pleyel au mois de février : Joyeux Noël et à l’année prochaine !

L’Orchestre de Paris et l’association Musique & Santé mènent un projet musical à l’Institut d’Education Motrice La Croix Faubin, société philhantropique située dans le 11ème arrondissement à Paris. 60 enfants et adolescents polyhandicapés âgés de 3 à 20 ans sont scolarisés dans cet établissement où une large place est accordée à la musique et à son approche sensorielle.

» En savoir plus sur le programme “Musique & handicap”

Le programme “Musique & Handicap” bénéficie du soutien de Generali.

À la recherche d’Elektra, une enquête viennoise

En juillet 2013, l’Orchestre de Paris emmené par Esa-Pekka Salonen donnera Elektra de Strauss au Festival d’Aix-en-Provence, dans une mise en scène de Patrice Chéreau. Quelle version  choisir ?
Notre bibliothécaire est partie enquêter à Vienne sur les traces de la partition originale de Richard Strauss.

Elektra de Strauss

Vous avez dit “nomenclature” ?

Toutes les pièces musicales ne demandent pas le même nombre ni la même nature de musiciens sur scène. Entre une symphonie de Mozart et une pièce de Richard Strauss, le nombre d’instrumentistes sur scène peut passer du simple au double !

Cet élément n’est pas anecdotique : il peut avoir des conséquences importantes sur l’organisation d’un concert, et il faut donc se poser la question des nomenclatures instrumentales très en amont des représentations prévues. Il peut ainsi arriver que la partition exige un nombre de musiciens trop important pour que la scène puisse tous les accueillir ! Dans ce cas, il vaut mieux avoir anticipé le problème, pour choisir une autre œuvre à programmer à la place de celle prévue à l’origine, ou encore pour trouver un arrangement de la pièce musicale qui permette le placement de tout le monde sur scène.

Quelle Elektra pour Salonen au festival d’Aix ?

Cette question vient de se poser pour Elektra, opéra de Richard Strauss que l’orchestre de Paris doit donner en juillet 2013 sous la direction d’Esa-Pekka Salonen, dans le cadre du festival d’Aix-en-Provence. Et elle a causé, un an avant le concert, un événement rarissime dans la vie d’une bibliothèque musicale : un déplacement à l’étranger pour l’examen d’une partition !

Mais comment en est-on arrivé là ? Plusieurs éléments se sont entrecroisés, portant finalement à l’évidence le fait que la seule partition pouvant dénouer le problème se trouvait à l’opéra de Vienne.

Deux ou trois versions ?

L’opéra Elektra existe en deux versions, l’une dite “opéra”, avec un effectif instrumental massif (104 musiciens pour accompagner les chanteurs solistes et le chœur), et une autre version dite “réduite”, plus ramassée avec seulement 96 musiciens nécessaires. Il se trouve que la fosse qui accueillera l’orchestre à Aix-en-Provence n’est pas assez spacieuse pour que l’orchestre puisse donner la version à plus de cent instrumentistes.

Le choix de la version réduite semblait donc s’imposer, mais cette décision imposée par un aspect purement technique pouvait paraître décevante d’un point de vue artistique. La version réduite d’Elektra fait en effet disparaître de l’orchestre quelques instruments rares, aux timbres caractéristiques : le cor de basset, par exemple, sorte de clarinette, ou encore l’heckelphone, de la famille des hautbois.

Esa-Pekka Salonen évoqua alors une version viennoise, combinant les avantages des deux versions connues de l’opéra : moins d’instrumentistes dans l’orchestre que dans la version opéra, mais une nouvelle répartition des parties musicales individuelles permettant de conserver les instruments spéciaux.
Cette version mixte intrigua beaucoup l’orchestre, qui se renseigna auprès de l’éditeur d’Elektra (il s’agit des éditions Boosey & Hawkes, représentées en France par Universal). Malheureusement, et à la grande surprise de l’équipe organisatrice, cette version n’est pas éditée : il s’agit bel et bien d’une particularité de l’opéra de Vienne, qui a “hérité” cette version de Richard Strauss lui-même.

L’enquête se poursuit à Vienne

La seule trace de cette version se trouve donc au Staatsoper de Vienne. Impossible de demander une aide conséquente aux bibliothécaires viennois, déjà fort occupés par la préparation de leurs propres spectacles (l’opéra de Vienne donne 300 concerts par an…). Seule solution : envoyer quelqu’un de la bibliothèque de l’orchestre de Paris sur place pour étudier la partition annotée par Strauss… ce qui fut fait, et organisé presque du jour au lendemain !

Les trois jours prévus à Vienne ne furent pas de trop pour observer aussi bien la partition d’orchestre (c’est-à-dire la partition utilisée par les chefs, qui rassemble toute la musique sur un seul volume) que les parties séparées (autrement dit les partitions individuelles, que les musiciens trouvent sur leur pupitre). Les annotations sur la partition d’orchestre n’étaient en effet pas toujours reprises dans les parties musicales individuelles ; il fallut donc tout regarder dans le détail - heureusement, les corrections sautaient parfois aux yeux !

Les crayons bleu et rouge de Richard Strauss

Il était assez émouvant de consulter cette partition. Datant du tout début du vingtième siècle, elle est déjà très abîmée, sans doute manipulée par bon nombre de chefs et étudiants venus la consulter. L’édition d’origine est rigoureusement identique à celle que l’on trouve aujourd’hui. Mais toute sa valeur vient des nombreuses indications musicales (nuances, accents, phrasés, coupures) qui y ont été apportées aux crayons bleu et rouge par Richard Strauss.

L’opéra de Vienne regorge de partitions anciennes de cette sorte. Gustav Mahler, qui a été le directeur de cette prestigieuse maison, a par exemple laissé bon nombre de partitions annotées de sa main. Le chef Simon Rattle fait référence, dans une interview, à la partition de Tristan qu’il a consultée sur place, et aux notes ironiques de Mahler qu’il y a découvertes : http://mahler.universaledition.com/simon-rattle-gustav-mahler/

Rencontre avec les bibliothécaires de l’Opéra de Vienne

Très enrichissant d’un aspect professionnel, ce voyage à Vienne fut aussi un moment de convivialité et de découverte humaine : les bibliothécaires d’orchestre, souvent confrontés à des problèmes urgents et des caprices d’artistes qui leur rendent la tâche ardue, ont en effet tendance à se comprendre, et donc à bien s’entendre ! Il faut aussi dire que Peter Poltun, bibliothécaire de l’opéra de Vienne, est un personnage très charismatique : ancien diplomate, il a abandonné son premier métier par amour pour la musique. Ses deux assistants, Thomas Heinisch et Mona Lisa Kress, ont eux aussi été très chaleureux, bien que fort occupés par de nombreux musiciens venant à leur rencontre !

L’orchestre de Paris a désormais toutes les cartes en main pour pouvoir interpréter cette version “historique” en juillet prochain au Festival d’Aix…

Écouter la dixième symphonie de Mahler

Écouter la Dixième symphonie de Mahler, c’est embrasser d’un seul regard création et engloutissement de l’univers. C’est être doté du pouvoir phénoménal qui rend spectateur à la fois du big-bang et du big crash, de l’alpha et de l’oméga, de la gestation et de l’accomplissement. A chaque instant de vie de cette musique hors du commun, hors du temps, hors des sens, se dessine sous nos yeux aveugles à ces réalités inaccessibles, se configure à nos esprits opaques à des sciences qui sont au-delà même de toute conscience, se donne à pressentir ce que seule la poétique des sens peut tenter d’appréhender furtivement au moyen d’éclairs de clairvoyance fulgurants dont notre faible mémoire guette sans succès l’aumône toujours fuyante.

Entre ces deux instants extrêmes, maître est le temps qui donne à naître et à mourir, octroie et retire, suspend les stalactites de nos rêves à la voûte céleste de l’imaginaire, se moque de tout et de soi, indifférent même à la conscience humaine qui pourtant le révèle à sa façon. Indifférent à tout ce qui le traverse, tout ce qui l’habite, tout ce qu’il nourrit, il se moque aussi de l’espace apparu seulement pour recueillir les strates infinies d’une vie finie, d’une vie qui se veut semblable à l’œuvre d’art délivrant l’esprit des chaînes charnelles mais vouée pourtant à l’inéluctable évanouissement.

La représentation du temps, que nous imaginons linéaire par paresse ou méconnaissance, que nous apprend-elle par ces comptes d’apothicaires que nous nous épuisons à aligner sur les cahiers gris de nos incertitudes ? Un peu moins de cinq milliards d’années infimes depuis l’apparition du système solaire et à peu près autant à parcourir ? Cent trente cinq millions d’années dérisoires depuis la première floraison sur terre et cent mille étriquées de présence humaine ? Plus de deux millions d’années-lumière de notre galaxie à celle d’Andromède, mais combien jusqu’aux limites de l’univers - si limites il y a ? Que valent des chiffres creux face à ces quelques notes éparses jetées sur la portée mahlérienne, qui nous en disent plus long sur nous-mêmes et notre place dans l’univers qu’aucune science ne nous en révélera jamais ? Que valent suppositions et conjectures, divertissements et paris, approximations et tâtonnements, face à cette musique qui déchire un moment le voile de l’ignorance, éclaire secrètement le sacré, chasse notre vanité, éblouit même le soleil et par une sorte de consolation incertaine, nous porte à la contemplation du tout : de la poussière à la matière, de la matière à la pensée, de la pensée à la foi ?

Et entre ces deux instants que sont création et engloutissement, révélation et dissimulation, embrasement et obscurcissement qui bordent les deux néants, nous voici, points minuscules dans l’infinité du temps, soupirs ténus dans la tempête stellaire, questions vivantes dans l’immensité de l’indifférence de ces gardiens morts que sont passé et futur, nous voici, êtres chargés des lourdeurs d’une Histoire allaitée au sein de nos insignifiances, enveloppés de doute suprême dont seuls demeureront peut-être les fossiles de nos rires et les sillons de nos larmes, les ravins de notre cupidité et nos aurores généreuses, nous voici, pauvres êtres errants dans ces silences pascaliens effrayants à la poursuite éperdue de l’orthographe sacrée du bonheur, charriés Dieu sait où par le magma de nos illusions, papillons fragiles aux ailes de soie amidonnées de crainte, hypnotisés par ces deux usurpateurs que sont la victoire et la ruine, esclaves encloués sur la roue du désir et du devoir, candides effeuillant l’éphéméride de la Vérité, oui nous voici, pauvre humanité armée seulement d’amour et de bonté…

MAHLER Symphonie n°10
Concert du 1er juin 2012 à la Salle Pleyel

Majeur ou mineur ?

Intervention de l’Orchestre de Paris à l’Institut d’Education Motrice La Croix Faubin

 L’Orchestre de Paris et l’association Musique & Santé débute cette saison un projet musical à l’Institut d’Education Motrice La Croix Faubin, société philhantropique située dans le 11ème arrondissement à Paris. 60 enfants et adolescents polyhandicapés âgés de 3 à 20 ans sont scolarisés dans cet établissement où une large place est accordée à la musique et à son approche sensorielle.

Vendredi 12 octobre Anaïs et Elsa, musiciennes à l’orchestre, retrouvaient les enfants au centre pour les préparer au concert éducatif qui avait lieu le jeudi suivant à la salle Pleyel.

Mozart et Haydn

Les enfants savent déjà qu’ils écouteront du Mozart (le Concerto pour piano n°27) et du Haydn (Symphonie parisienne n°84) joués par des instruments très divers tels que l’alto, la contrebasse, ou le violoncelle.
Ils apprennent que Haydn et Mozart étaient, tout comme Anaïs et Elsa, de très grands amis et aimaient eux aussi faire de la musique ensemble.
Durant la séance ils découvrent qu’un concerto, c’est une musique écrite pour un orchestre et pour un soliste qui peut être un ou une invitée vêtu(e) d’une belle robe ou d’un beau costume.

Concerto pour deux flûtes à bec et percussions

Après avoir écouté le début du concerto, identifié le moment où l’orchestre joue seul et celui de l’entrée du piano, les musiciennes proposent aux enfants de jouer eux aussi un concerto. Le 18 octobre il s’agira du grand pianiste Menahem Pressler !
2 flûtes à bec sont mises à disposition des solistes, des petits instruments à percussion sont distribués à l’orchestre.
Anaïs joue avec les solistes, Elsa prend un tambourin et dirige l’Orchestre.
Les enfants tournent, parfois tuttistes, parfois solistes. Elsa donne les départs de l’orchestre, Anaïs celui des solistes. Lorsque c’est l’Orchestre qui commence, Anaïs propose à ses collègues de jouer pianissimo pour l’accompagner et Elsa de jouer Fortissimo. “Nous pendant ce temps on compte les mesures !” annonce Anaïs. Puis on change de tempo, on joue Allegro ou au contraire Largo.

Majeur ou mineur ?

Les musiciennes expliquent aux enfants que le concert sera présenté par Marie, une autre musicienne de l’Orchestre. Elle joue de l’alto, comme celui de Nicolas qui était venu jouer au centre quelques semaines plus tôt. Marie va expliquer la différence entre majeur et mineur.
Avant d’expliquer cette notion, Anaïs épate tout le monde en jouant avec sa flûte le canon de Frère Jacques. C’est incroyable, on entend la deuxième voix qui entre alors qu’elle est encore en train de jouer la première ! Après une véritable ovation, Elsa et Anaïs jouent différentes mélodies très connues en majeur et en mineur. La différence de caractère est évidente. D’ailleurs, Au clair de la lune en mineur ne plait pas du tout à Terry qui fait semblant de pleurer et qui soupire à la reprise de la chanson en majeur : “Oh là là c’est bien mieux comme ça !

Les enfants écoutent ensuite des extraits de la symphonie de Haydn, en majeur et en mineur : “après une introduction inquiétante en mineur, voici un thème très lumineux en majeur. Le deuxième mouvement est en majeur, mais moi il m’a mise en mineure“, déclare Anaïs en jouant sa partie sur l’enregistrement.
Vous entendez la différence ?” « Oh là là ! » répond Terry accablé.
Pour finir cette séance de préparation, on écoute le Rondo du dernier mouvement de la symphonie de Haydn et on lève la main à chaque fois qu’on entend le refrain.

Au concert à Pleyel

Maintenant tout le monde est prêt pour le concert du 18 octobre, comme le prouvera l’écoute très concentrée dans la salle. Et c’est avec joie que les enfants retrouveront leurs marraines à la fin.
Ils reviendront à la Salle Pleyel le 13 décembre et d’ici là, Anaïs et Elsa leur ont confié une mission importante : préparer des questions qu’ils poseront au chef d’Orchestre !

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Le programme “Musique & Handicap” bénéficie du soutien de Generali.