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Arrivée à Pékin

Polythéâtre de Pékin16h30, l’alarme de mon portable sonne, réglée pour le réveil parisien à 7h30. Nous sommes en Chine depuis ce midi. Vous êtes en train de vous raser, de vous laver les dents. L’objectif ici pour tout le monde, c’est de ne pas céder à la tentation de se coucher après le vol de la nuit et ainsi de compromettre l’adaptation au décalage horaire. Cette journée d’arrivée et la journée de repos qui suit, demain, sont bel et bien nécessaires pour aborder le concert mercredi en bonne condition. L’orchestre est arrivé par deux avions successifs. Celui des cordes et celui des vents. Les normes courantes veulent que le second soit plus animé que le premier, encore que dans les avions –allez savoir pourquoi- ni le personnel de bord ni les autres passagers n’aiment trop l’agitation…

L’arrivée en bus dans Pékin est saisissante : épais brouillard, fantomatiques immeubles en construction. Et puis tout le monde s’égaye (surtout ne pas dormir !). Je pousse jusqu’au théâtre où l’orchestre jouera dans 48 heures. Pékin est ainsi faite aujourd’hui que des traditionnels blocs en cours fermées (les hutong, pas si vieux que ça, bétonnés, mais traditionnels dans leur organisation en dédale) jouxtent des avenues larges comme un périphérique parisien. Et en effet, l’avenue Dongzhimen, à trois voies, qui passe au pied du Poly Theatre est considérée comme le périphérique n°1 de Pékin (il y en a actuellement quatre concentriques, le cinquième est en construction). Le théâtre doit son nom au China Poly Group, initialement un industriel de l’armement diversifié dans l’immobilier, le tourisme…

Il est campé de deux tours, de l’autre côté du rond-point un building comme une arche murée de verre fait son pendant, elle aussi signée du P de Poly. Un peu plus bas, un gigantesque complexe aux formes zigzagantes est en construction. À trois cents mètres de là, deux enfants nourrissent un lapin en cage, on retape un vieux vélo, et sur le sien un vendeur de hachoirs s’annonce en frappant le métal.

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