Une vie d'orchestre ce n'est pas seulement un soir de votre vie, c'est aussi plein de petits moments... que nous avons voulu partager avec vous

De Vienne à Valladolid

De Vienne à Valladolid, via Berlioz, Dvorák, Ravel, Zemlinsky…
Les partitions sont parmi les chemins les plus sûrs pour atteindre la félicité…
Cette tournée de dix jours commence en Autriche et la salle de concerts mythique du Musikverein, à Vienne, la plus belle du monde. Rectangulaire et de grande envergure elle est dominée par un plafond à caissons magistral orné de peintures en médaillons et de dorures ouvragées. Dix lustres scintillants surplombent les fauteuils d’orchestre. Le parquet patiné de la scène garde les traces de tous les chefs illustres. En entrant dans ce temple de la musique, l’émotion est si grande que l’on a envie de se signer. Le soir, au moment où Christoph Eschenbach lève la baguette, ils sont là, Haydn, Mozart, Beethoven, Schubert et tant d’autres, présents dans notre coeur et dans l’âme des viennois pour toujours.
L’étape suivante va nous dépayser totalement : Oviedo, capitale des Asturies, où au IXème siècle le roi Alfonso II fit ériger à Compostelle une basilique dépositaire des reliques de saint Jacques. Le chemin que le monarque emprunta pour se rendre d’Oviedo à Compostelle par les montagnes escarpées est encore la route de référence des pèlerins et les pavés de la ville marqués de coquilles de cuivre guident les voyageurs dans leur périple. Nous avons le temps de nous évader pour découvrir la côte découpée et la lande en fleurs tellement semblables aux Côtes d’Armor.
Au concert du lendemain, Christoph Eschenbach n’est pas avec nous car il a dû se rendre d’urgence aux USA. Josep Pons le remplace au pied levé dans les 8e et 9e symphonies de Dvorák. Un raccord pour “lire” les deux oeuvres et concert dans la foulée !
Puis nous traversons l’Espagne d’ouest en est pour Valence. Le concert a lieu au Palau de la Musica, une salle qui nous étonne par sa conception et sa merveilleuse acoustique. Nous y donnons la Symphonie Lyrique de Zemlinsky, oeuvre qui nous bouleverse particulièrement ce soir-là car un deuil a touché notre Maestro.
Mardi 8, dernier concert à Valladolid où une salle gigantesque nous attend. La verrière du hall est si haute que des palmiers d’au moins 20 mètres poussent à l’intérieur ! Cette construction a 6 mois et de grands espaces sont encore vides. La grande salle où nous jouons est en bois clair et les fauteuils en cuir grège… C’est démesuré ! Nous nous prenons à rêver de la future Philharmonie de Paris au Parc de la Villette prévue pour 2012…
En attendant que la réalité dépasse la fiction, nous serons toujours heureux d’être reçus dans les pays qui donnent à la musique une place prépondérante.

1 commentaire

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  1. Didier

    Je préfère information de Vicens Prats

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