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Déroulons le décor !

Poupées Russes sera un spectacle autant qu’un concert. Son décor, je l’ai vu se fabriquer, c’était à la fin du mois de mars…Un long rouleau de papier traverse toute la pièce. Hélène est penchée dessus et ajoute encore de minuscules détails au dessin : un oiseau, des branches… Sacha, elle, est installée à la table devant la fenêtre et met en couleur les poupées russes qui viendront se poser sur ces images, au fil du conte. La fresque fait six mètres de long. Elle représente les différents lieux de l’histoire : le château, la forêt, la fête du mariage. Quand les enfants et leurs familles viendront Salle Pleyel, ces dessins seront projetés, comme un film, sur un écran derrière les musiciens.
Sacha Poliakova et Hélène Rajcak se connaissent depuis l’époque de leurs études. Comme ce long travail était urgent, elles se sont mises à deux pour le réaliser. Et pour que ce soit vraiment une seule peinture, elles se sont croisées dessus,
l’une commençant un arbre, une cabane, l’autre prenant le relais pour achever le motif. Elles s’entendent à merveille, tout est calme. Il faut juste éviter de marcher sur le dessin ou de mettre le pied sur un tube de peinture… “Nous n’avons pas la pression de la scène, celle des comédiens ou des musiciens qui vont jouer”, disent-elles. Sacha vient de Russie, elle y a grandi. La famille
d’Hélène aussi a des racines à l’est de l’Europe. Mais leur dessin , leur façon de peindre ne sont pas particulièrement russe. Le château du prince est ce qu’il y a de plus russe. “Je ne sais pas construire un château, alors je me suis documentée”, explique Sacha en riant. Les personnages qui peuplent les contes russes, en revanche, elle les connaît bien, depuis son enfance.
Sur la fresque, j’ai reconnu Baba Yaga et sa cabane qui marche sur des pattes de poules. Mais je n’aurais pas reconnu Kastchei. À cause des musiques de Stravinski (L’Oiseau de Feu) ou de Rimski Korsakov (Kastchei l’Immortel), qui sont très puissantes, je m’imaginais un personnage entre guerrier et empereur. Sacha me répond que Katschei a beaucoup de pouvoirs, mais qu’il est avare, sombre, un mort-vivant. “Un peu comme Voldemort dans Harry Potter”.
Et aujourd’hui, en effet, j’ai lu un article sur internet qui faisait le rapprochement entre la légende russe et l’auteur JK Rowlings. Leur créature cache son pouvoir hors d’elle et pour la vaincre, il faut le dénicher. Celui de Kastchei est logé
dans une aiguille, cachée dans un œuf, caché dans, caché dans… jusqu’à un coffre enterré au pied d’un chêne… Encore une histoire en forme de poupées russes !

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