Pollini, mémoire vivante
Le pianiste Maurizio Pollini est de retour à Paris le 7 décembre.
Pendant que dans sa ville natale de Milan, La Scala ouvrira sa saison en grande pompe comme chaque année le jour de la Saint Ambroise, lui jouera Berio, Schoenberg et Beethoven à la Salle Pleyel. Jamais ce musicien ne se départira de sa position de moderne. Il est en cela le double-instrumentiste d’un Pierre Boulez. C’est d’ailleurs avec ce chef d’orchestre qu’il revint jouer avec l’Orchestre de Paris en 2001, après une absence de quinze ans. L’occasion reste rare: Pollini ne s’y est produit que sept fois au total, jouant… Beethoven, Schoenberg, Brahms, Chopin et Bartók.
L’Orchestre de Paris avait, à l’époque, programmé un grand cycle Bartók. Ce concert associait le Divertimento, le Premier Concerto et le Concerto pour orchestre. On peut entendre ce concert sur le site de l’Orchestre de Paris. Ou plutôt, il faut entendre ce concert sur le site. La prise de son est très belle, les passages nus -ceux du second mouvement du concerto et les nombreuses “raréfactions sonores” du Concerto pour orchestre laissent percevoir l’espace de la salle autour. Le pianiste est splendide, royal dans le virtuosissime dernier mouvement. L’orchestre est impeccable, et bien plus, dans cette célèbre œuvre symphonique, probablement l’une des plus belles pour découvrir le monde du grand orchestre.
» Ecouter ce concert dans son intégralité sur le site de l’Orchestre de Paris
“Pollini au piano est l’harmonie incarnée, sans secrets, sans gestes spectaculaires, sans étrangeté, il sera probablement sans légende aussi, car il n’a que sa musique à offrir“, écrivait le compositeur André Boucourechliev. Légende, on verra. Mémoire, c’est incontestable et précieux.







MUTH
5 décembre 2009 à 0:17
Bonjour , j’adore Maurizio POLLINI et j’aimerais l’inviter pour une série de récitals au Grand Théâtre de Bordeaux . Comment le contacter ? Merci pour votre réponse . Eric MUTH BORDEAUX MUSIQUE PASSION