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Fortunio à l’Opéra Comique : “dernière ligne droite !”

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“Dernière ligne droite” a lancé le chef d’orchestre Louis Langrée à l’adresse des musiciens, samedi matin, à l’Opéra Comique où se donne Fortunio d’André Messager à partir de jeudi. Après les répétitions scéniques sans orchestre et les répétitions musicales sans jeu scénique, c’est le moment où les deux couches de travail se superposent pour réaliser ce drôle d’objet appelé opéra (se superposer est l’expression juste puisqu’il y a plateau, au-dessus, et fosse, en dessous).Chaque fois, ce regroupement tient de la collision. J’avais eu la même impression lors des répétitions de Falstaff, au Théâtre des Champs Elysées. Le chef d’orchestre sent la pression nouvelle qu’impose le plateau, l’inertie qui vient entraver ses décisions. Pour reprendre, il faut remettre en place (si par exemple un changement de décor est intervenu). Sans cesse les lumières sont en réglage. Il faut utiliser un microphone pour s’adresser au plateau… et le temps passe. Je cherche comment décrire cette impression… on sent le chef qui piaffe d’impatience.Côté plateau, ce n’est pas plus facile. Le metteur en scène qui avait le temps pour lui est maintenant à la merci de l’orchestre, qui le ravit (tellement la musique est belle) et lui ravit la priorité, impose sa durée, sa lancée. Et Denis Podalydès, qui signe sa première mise en scène d’opéra, sent lui aussi le sablier qui se vide, la première qui approche. Course contre la montre que la préparation d’un spectacle !

Mais je voulais parler de la fosse. Pour les musiciens, c’est probablement une expérience étrange. La disposition est complètement chamboulée par rapport à l’habitude du concert. Les contrebasses sont derrière les premiers violons, par exemple (mais Roland Daugareil, le premier violon de ces représentations, qui a fait ses armes à Paris à l’Opéra Comique, remarque que ce n’est pas une règle absolue). Les cuivres sont placés à l’opposé. Les bois sont sous le plateau, à couvert, les clarinettes et les bassons au fond (je n’ai même pas réussi à les filmer). Si les violons, entre deux traits, peuvent lever la tête et comprendre un peu de ce qui se passe un étage plus haut, les bois, eux, ne peuvent que lire sur les lèvres du chef d’orchestre ce que se disent les chanteurs.

1 commentaire

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  1. angelina

    c’etait bien

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