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Paavo Järvi côté musique nordique

Le nouveau directeur musical de l’Orchestre de Paris raconte parfois ironiquement qu’avec un nom comme le sien, bien sûr, il fut à ses débuts assigné - pour ne pas dire cantonné - au répertoire nordique. Ironiquement, parce que toute profitable fut la situation, cette spécialité qu’on attribuait au jeune chef manquait de substance. La nationalité peut tout au plus apporter une culture musicale spécifique, mais c’est en dirigeant qu’un chef d’orchestre peut véritablement se sentir en affinité avec une partition et peu à peu la maîtriser.

Vingt ans plus tard, en revanche, Paavo Järvi a incontestablement inscrit la musique scandinave parmi ses répertoires préférés. C’est un domaine qu’il a exploré, sillonné, cartographié et c’est maintenant une chance à ne pas manquer que d’y être guidé par ses soins. Ainsi les œuvres qu’il défend dans sa première saison, toutes de Sibelius, sont des œuvres amples, cuivrées, nourries -les Deuxième et Cinquième symphonies par exemple, dont il sait contrôler la progression. Le poème symphonique Tapiola, ultime partition avant le long silence où Sibelius s’enfermera, est riche d’effets sonores, sûrement pas naturalistes, mais neufs et magnifiques.
Quant à Kullervo, jamais joué à l’Orchestre de Paris, grand poème sombre et épique, il est au répertoire de peu de chefs -de peu de chœurs, également, et c’est l’occasion pour Paavo Järvi d’inviter à Paris le chœur d’hommes d’Estonie. Et l’on dira, là, que la maîtrise de la langue finlandaise est un atout, pour les interprètes comme pour le chef !

» Kullervo de Sibelius les 15 et 16 septembre
» Soirée nordique avec Elisabeth Leonskaja (Pärt, Grieg et Sibelius) le 4 novembre
» Tapiola de Sibelius le 10 novembre
» La Symphonie n°5 de Sibelius les 27 et 28 avril

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