Une vie d'orchestre ce n'est pas seulement un soir de votre vie, c'est aussi plein de petits moments... que nous avons voulu partager avec vous

Éclater les peaux…

Quelle métaphore conviendrait le mieux ? Rentrer au chausse-pied un éléphant dans un tiroir ? Loger une famille de requins dans l’aquarium du poisson rouge ?
Ce matin, les quatre percussionnistes qui inaugureront la série de concerts donnés à l’Athénée le 2 octobre prochain se sont retrouvés au théâtre avec le régisseur principal de l’orchestre. Dire qu’ils parcouraient inquiets la scène serait totalement fantaisiste. D’abord cette scène est si menue qu’on ne la parcourt pas, au risque de s’encastrer dans les coulisses. Ensuite le décor d’Oh les beaux jours de Beckett en occupe une bonne moitié. Comme un goudron urbain soulevé par plaques entières, faisant une robe en écailles épaisses à l’héroïne soliloquante. Le spectacle promet d’être beau et l’incrustation pour quelques instants des musiques pour percussions de John Cage ou Luciano Berio, de Béla Bartók et d’Eric Sammut -l’un des interprètes, devrait être captivante.

Faut-il encore les rentrer dans le théâtre… C’était l’enjeu de la conversation avec les équipes techniques de l’Athénée.
Ce que j’aime dans ces moments-là, c’est le mélange de fermeté et d’ouverture qui se compose spontanément. Tout le monde pour offrir au spectacle les meilleures conditions, tout en étant attentif à ne pas se mettre en péril ici pour avoir trop proposé là…
Etudier toutes les possibilités fut un spectacle en soi. Chaque élément du lieu étant interrogé tour à tour. Les loges encadrant la scène pourraient-elles servir pour exécuter certaines œuvres ? L’écoute entre les interprètes sera t-elle suffisante ? Ou alors dans les loges du parterre ? Oui, mais comment faire entrer les instruments  ? Des plus petits? On sentait chez l’un ou l’autre l’envie, l’appel du défi, de l’audace. Et en contrepartie, incarnée par un autre, la nécessaire précaution. Car le temps pour s’installer sera court. Maintenant, le compte à rebours commence.
Rendez-vous pour découvrir cette musique pour percussions, très rarement jouée, jetant des ponts vers l’époque de Beckett, vers l’Amérique où fut créée la pièce en 1960.

» Variations sur percussions le samedi 2 octobre - 15h - Athénée Théâtre Louis-Jouvet

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