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Une création d’Arvo Pärt à l’Orchestre de Paris

Au moment où Paavo Järvi ouvrait la saison 2010-2011 de l’Orchestre de Paris et dirigeait son premier concert comme directeur musical, Arvo Pärt fêtait ses 75 ans en Estonie. Anniversaire accompagné d’un important festival déployant son œuvre.

À cette occasion, la discographie du compositeur s’est enrichie d’un huitième disque ECM avec sa Quatrième Symphonie composée pour Los Angeles, à l’initiative du chef Esa-Pekka Salonen. On a souligné que quarante ans d’attente séparaient cette symphonie de la précédente, mais en vérité Arvo Pärt n’a pas cessé d’écrire pour l’orchestre au fil de son travail. Même si, à l’évidence, depuis vingt ans, la plus grande partie de sa production est destinée au chœur a cappella.

Rétrospectivement, on pourrait dire que les années 60 furent celles de ses premières expériences orchestrales, mais dans un langage plutôt moderniste, très différent de celui du Pärt reconnu internationalement.
Les années 70 apportèrent, elles, beaucoup de pièces pour petites formations instrumentales ou solistes, reflet de sa recherche vers une nouvelle expression, mais aussi des moyens réduits mis à la disposition d’un compositeur rejeté par le pouvoir soviétique et qui se résoudra à émigrer en 1980, tout comme la famille Järvi, lui vers Vienne, eux vers les Etats-Unis. Si Arvo Pärt exploite toute la palette orchestrale dans des grandes œuvres puissantes comme In Principio (2003), il a essentiellement écrit pour orchestre à cordes.
C’est le cas de cette toute récente Symphonie n°4, mais aussi du Cantus in memory of Benjamin Britten que Paavo Järvi avait dirigé à l’Orchestre de Paris en février 2008. Le choix s’explique par l’homogénéité du son, la capacité du groupe de cordes à produire des unissons très amples, sa couleur hors du temps, insaisissable, moins terrienne que les vents. Les cordes sont alors efficacement rehaussées de percussions, de cloches, avec lesquelles le compositeur coiffe le son dans l’extrême aigu ou bien transforme un son tenu en battement grave. Musique à pas lent, méditative, la musique d’orchestre d’Arvo Pärt a cette qualité unique d’une apparente simplicité - de celle qui pousse à dire qu’on en fait autant, comme devant une sculpture de Miró- mais dont les détours, les retours, les échos suspendus et l’ancre profonde des basses dessinent un monde à part.

Après Fratres, l’œuvre qui le fit découvrir dans les années 80 et que Christoph von Dohnányi dirigea en 2003, après Cantus in memoriam of Benjamin Britten, Silhouette, à l’affiche du prochain concert de Paavo Järvi le 4 novembre sera la troisième œuvre d’Arvo Pärt interprétée par l’Orchestre de Paris. La partition date de 2009 mais c’est la première fois qu’elle sera jouée.
Joli événement.

» Silhouette, hommage à Gustave Eiffel, création mondiale le 4 novembre 2010 par l’Orchestre de Paris dirigé par Paavo Järvi

Ce concert sera diffusé en direct sur internet le jeudi 4 novembre à 20h par Arte Live Web et orchestredeparis.com et sera ensuite accessible en différé jusqu’au 4 mai 2011.
Il sera diffusé en direct sur France Musique le jeudi 4 novembre à 20h et ultérieurement sur Arte (programme Maestro) et sur Mezzo.

1 commentaire

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  1. lambert ,guy

    je suis navré du remplacement de monsieur echenbach!le nouveau chef connait tres bien son métier,mais il lui manque le principal,l’art de la musique c- à d.la seule chose qui n’est pas écrite !le dernier concert vu et entendu sur mezzo m’a montré un ochestre si merveilleux, devenu moyen !et encore!une question :je n’ai reconnu que tès peu de musiciens,que c’est-il passé? merci de me répondre,je suis tellement navré ! g. l

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