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Marc-André Dalbavie retrouve l’Orchestre de Paris

David Zinman et Marc-André Dalbavie n’avaient pas grand chemin à faire pour se retrouver et discuter sur les Variations Orchestrales sur un thème de Janáček, partition que l’Orchestre de Paris donnera en création française le 17 novembre prochain. Au moment où le chef américain répétait à Zürich avec son orchestre, la Tonhalle, le compositeur dirigeait lui-même la création de son premier opéra, Gesualdo, au Zürcher Oper.
L’œuvre a été très bien accueillie et la presse a salué la prosodie en droite ligne d’un Debussy, l’habileté à faire résonner la musique originale de Gesualdo sans faire du collage, l’esprit de la dissonance qui habitait le compositeur et parcourt cette œuvre contemporaine.
David Zinman et Marc-André Dalbavie se connaissent depuis une dizaine d’années, le premier ayant invité le second au festival d’Aspen, dans le Colorado, comme compositeur en résidence. Ce rôle d’explorateur/expérimentateur/auditeur, Marc-André Dalbavie l’a joué pendant quatre ans à l’Orchestre de Paris au début des années 2000.
Il a alors ajouté à son appréciation globale d’auditeur une multitude de sonorités particulières. “Comme un tissu qu’on regarde de loin, puis que l’on examine au microscope. Les orchestres sont bien plus différents qu’on ne le pense. L’Orchestre de Paris, je le reconnais à la radio -enfin, c’est comme une dégustation de vins à l’aveugle, on peut confondre ! - j’ai certains repères très clairs : le jeu des clarinettes, fluide, doux, homogène assez unique, celui des violoncelles et des altos, les hautbois. Et puis des références plus diffuses : la texture, l’équilibre entre bois et cuivres, quel que soit le chef. L’orchestre est brillant, mais pas à la Russe. Satiné ! Virtuose sans être dur. Il est transparent, mais pas comme une vitre, comme de l’eau, avec du mouvement.”

En résidence, Marc-André Dalbavie a composé avec l’Orchestre de Paris à l’esprit. Colors, créée en 2002, par exemple, en porte la trace. “La partie centrale de l’œuvre est très virtuose et je savais qu’avec eux, ça irait, car ils ont une grande précision rythmique. Les entrées des cors, je les ai travaillées avec les musiciens pour trouver certaines sonorités. Les aigus de trompettes, je voyais la tête de chacun en écrivant !“. L’œuvre a été inscrite au programme du baccalauréat 2011. L’aventure n’est pas finie.

» Variations orchestrales sur une oeuvre de Janáček en création française le 17 novembre 2010

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