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David Zinman ne manque pas de ressource

Le chef américain David Zinman revient cette semaine diriger l’orchestre.

Américain, parfois je me demande, car il a consacré une grosse partie de sa carrière à travailler en Europe, depuis Amsterdam avec le NKO au tout début jusqu’à Zurich et le Tonhalle-orchester aujourd’hui.
Américain, oui, incontestablement par les idées originales qu’il a mises en œuvre, à Baltimore d’abord, son avant-dernier poste de directeur musical, et reprises ensuite avec succès à Zurich.

La première est liée au système anglo-saxon de fidélisation active d’un cercle de mécènes. Parmi ceux-ci, des auditeurs qui pratiquent un instrument et auxquels David Zinman a offert de monter sur scène avec l’orchestre. A Zurich, ça s’appelle das Liebhaber Orchester, littéralement l’orchestre des amateurs, de ceux qui apprécient. Il répète une journée avant de partager un programme avec les musiciens professionnels. En octobre dernier, c’était une sélection des Danses Slaves, avant que le Tonhalle-orchester leur succède avec la 8e Symphonie de Dvorák.

La seconde idée lui est venue en discutant avec son fils. Pourquoi ne venait-il pas au concert?  Parce que ses amis n’y allaient pas. A quelle condition viendraient-ils ? Que leurs parents n’y soient pas. Alors David Zinman a proposé des concerts au même horaire qu’une party et qui se poursuivrait par une soirée pour de vrai, réservés aux jeunes.

A Zurich, il lui a fallu sept ans pour faire admettre l’idée, mais ça marche depuis plus de dix ans maintenant. Les adultes ne sont plus refoulés (j’y étais !). Le concert commence à 22 heures et ensuite la soirée gagne tout le bâtiment. Avant de virer complètement électronique, elle associe des musiciens de l’orchestre, qui sortent de Beethoven pour jouer des minimalistes devant les micros et sous les spots bleus. Un chef comme ça, qui approche les 75 ans, ça promet.

» David Zinman dirige la Grande de Schubert les 17 et 18 novembre à la Salle Pleyel

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