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Retour de la musique de chambre

La fin du mois de janvier à l’Orchestre de Paris sera (aussi) sous le signe de la musique de chambre.

C’est d’abord l’ouverture du cycle de quatre concerts du vendredi à l’heure du déjeuner, dans la pénombre ouatée de l’auditorium du Musée d’Orsay ou dans le grand amphi magnifique de la Sorbonne.
Le cycle est tout entier coloré Mitteleuropa, avec la présence de Dvořák, Bartók et Martinů. Au premier concert Elise Thibaut, Caroline Vernay, David Gaillard et Thomas Duran ont invité le pianiste Romain Descharmes pour jouer le Quintette pour piano et cordes de Robert Schumann , associé à la Sérénade d’Ernst von Dohnányi en trio.

Le quatuor à cordes fait trait d’union avec le second rendez-vous de musique de chambre, puisque le lendemain à l’Athénée Anne-Elsa Trémoulet, Maud Ayats, Estelle Villotte et Emmanuel Gaugué ont choisi des œuvres du XXe siècle évoquant la question du despotisme, au centre de Caligula d’Albert Camus.
Ce concert est en effet le troisième que les musiciens de l’Orchestre de Paris donnent en écho à la programmation du théâtre, après Oh les beaux jours de Beckett et Trois Sœurs de Tchekov.
Le Quatuor n°8 de Chostakovitch, peut-être le plus connu, le plus joué, fiévreux des souffrances de la guerre; la musique d’Hans Krasa composée en déportation peu avant d’être conduit aux chambres à gaz d’Auschwitz; celle de Schulhof, son compatriote tchèque, mort avant lui en détention… ce programme offre des configurations différentes: quatuor, trio, jusqu’aux Duos pour deux violons de Bartók et l’Élégie pour alto solo que Stravinski composa en 1944 et qui referme le programme avec sobriété.

» Dohnányi et Schumann le 28 janvier à l’Auditorium du Musée d’Orsay
» Néo-classique ou oppression le 29 janvier à l’Athénée Théâtre Louis-Jouvet 

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