Une vie d'orchestre ce n'est pas seulement un soir de votre vie, c'est aussi plein de petits moments... que nous avons voulu partager avec vous

La lumière au Musikverein

J’ai oublié un aspect unique de cette salle de la Musikverein où l’Orchestre de Paris joue actuellement. C’est la lumière.
Trois côtés sont bordés de fenêtres et la lumière du jour pénètre donc pendant les répétitions et même les concerts. Surtout un jour comme hier où deux -c’était dimanche- se sont succédés entre 16 heures et 19h30 ! L’Orchestre de Paris après la Philharmonie tchèque, le temps de changer l’installation du plateau et les partitions sur les pupitres…

Vraiment une salle à part.

La lumière, donc. Quand il ne fait plus jour, les grands lustres sont encore là et ne baissent pas d’intensité.

Philippe Aïche, de profil, mais au premier rang, aime cet écrin, il aime le voir depuis la scène pendant le concert. Le violoniste Etienne Pfender parle d’une imitation de salon, par opposition à un théâtre, un cinéma, un lieu où la lumière se concentre en un point, scène, écran.

Hier soir, c’était orgue-orgue-orgue. La reprise de l’œuvre de Thierry Escaich, le Concerto pour violoncelle de Dvorák qui prouve dans son final qu’on peut faire sonner un orchestre comme un orgue (Gautier Capuçon soliste comme à Paris), Symphonie pour orgue de Saint-Saëns. Mais ici, pas d’instrument électrique comme à Pleyel. Le grand orgue, tout tuyaux, comme un feu d’artifice. Une musique du XIXe finissant fasciné par la technique, une musique efficace, traitée comme telle, tête baissée, sans aucun relâchement avant le dernier accord sec.

la lumière du Musikverein

Écrire un commentaire

Votre commentaire

Retour à la page d'accueil