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Le Musikverein, revue de détail

1744
Ce n’est pas une date historique, c’est la capacité du Musikverein, où l’Orchestre de Paris est installé depuis samedi. Le chiffre est accessible partout, donc en soi ce n’est pas une trouvaille. Ce qui surprend en revanche, c’est que je sois allé le chercher pour vérifier ce que chacun avançait… et systématiquement bien inférieur. Au gré des conversations, on disait 1200… 1400…

La salle est donc assez grande. Si l’on ajoute les places debout qui font dans le vestibule à l’arrière comme une foule prête à envahir l’espace bien ordonné, c’est autant de spectateurs que le Palais Garnier, la salle historique de l’Opéra de Paris.

La salle est aussi haute que large. L’effet est saisissant. Du parterre on ne voit que les yeux des spectateurs (et leurs oreilles, probablement) au premier rang de balcon. Monté là-haut, on se rend compte qu’on loge trois rangs dans ces couloirs latéraux. Spectateur est d’ailleurs moins adéquat qu’auditeur comme désignation. Car pour le dernier rang, sauf à se lever de sa chaise (qui est pourtant haute comme un tabouret de bar), on voit à peine un tiers de l’orchestre. Les musiciens eux-mêmes sont installés en gradin, suspendus, accrochés un fronton humain, encadrés de cariatides dorées. A peine un premier rang de violons et d’altos au niveau du chef d’orchestre. Le reste grimpe, se serre, de marche en marche, jusqu’au pied de l’orgue qui intervenait hier soir dans le programme Saint-Saëns/Escaich. Le dernier rang, celui des cuivres, est doté de chaises dont les pieds arrières ont été ajustés à la marche supérieure.

Beaucoup de détails, certes. Il faudrait encore parler du parquet qui craque, du bois omniprésent. On entend tout, chaque solo se détache. Même la tête au-dessus de l’orchestre, même dans un fortissimo, rien n’est jamais criard. La réverbération est courte. Cet après-midi, tout le monde se repose après l’effervescence d’hier, le premier concert, premier succès.
On attend du monde ce soir.

Le Musikverein, la grande salle

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