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Date est prise

L’Orchestre de Paris a magnifiquement conclu sa résidence au Musikverein de Vienne.

Son troisième concert a commencé sur les chapeaux de roue avec une Ouverture du Corsaire de Berlioz que Paavo Järvi voulait précise et véloce. Le Concerto pour piano de Grieg était repris par Elisabeth Leonskaja avec l’humanité, la singularité qui la caractérise. Après la pause, le spectateur avait l’impression curieuse qu’on lui avait changé son orchestre… les bois s’étaient relayé, pour profiter tous du dernier concert. La Cinquième symphonie de Sibelius fut vraiment réussie, l’orchestre et le chef trouvant le chemin pour garder la ligne et la progression de cette œuvre qui aime s’égarer.

Paavo Järvi n’avait rien laisser perdre de la répétition du matin, travaillant en longueur, sans trop reprendre de détails, pour que l’orchestre continue à s’acclimater à l’acoustique du lieu. Les musiciens qui ne jouaient pas dans l’une ou l’autre des œuvres et avaient pu s’installer à tour de rôle dans la salle revenaient à la conclusion unanime qu’on entend tout, que tout sonne clairement. Mais, phénomène intéressant, dans les échanges, après cet émerveillement qui s’était exprimé les premiers jours, l’accent était mis sur la difficulté à bien jouer dans ce lieu si particulier, la disposition très étagée par exemple mettant les violons des uns à la hauteur des genoux des autres…

Le concert s’est achevé par deux bis qui ont confirmé l’osmose entre le chef et ses musiciens. La Valse triste de Sibelius, prolongation de la symphonie et clin d’œil à Vienne, puis le Galop des Jeux d’enfants de Bizet, survolté.

On parle de revenir.

cello

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