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Des mots et des notes…

Parcours d’Exil a pour vocation de soigner toute personne victime d’atteintes aux droits humains. L’association accueille en priorité des mineurs avec lesquels elle s’engage à un cheminement thérapeutique spécifique (consultations médicales, de psychothérapie mais aussi des séances individuelles ou collectives d’art thérapie).

Parcours d’Exil le 3 novembre 2011

L’Orchestre de Paris, partenaire de Parcours d’Exil depuis 2006, suit cette saison une quinzaine d’adolescents à travers différentes actions (concerts, initiations instrumentales, rencontres etc. ).
Jeudi 3 novembre deux musiciennes sont allées à leur rencontre au centre de Santé “Parcours d’Exil”.

Mali, Guinée, Kenya, Congo, Bangladesh, Algérie, Biélorussie, c’est un véritable voyage à travers les continents que les adolescents offrent aux deux représentantes de l’Orchestre de Paris, la flûtiste Anaïs Benoit et l’altiste Marie Poulanges. Ces dernières donnent le change en les invitant à leur tour à une promenade à travers le temps : de la musique de Bach et de Telemann à celle de Varèse en passant par les compositions de Jolivet, de Debussy ou de Hindemith.

Le discours souligne l’universalité du langage musical malgré son alphabet spécifique, comme celui des différentes langues représentées (arabe, biélorusse, …). Pour le comprendre, Anaïs raconte la partition, montre les notations de Debussy avec les indications de respiration, explique que les notes de la gamme, noires, resserrées, traduisent des cellules courtes et rapides. Au contraire, les notes blanches expriment des durées plus longues. Chacun se prête ensuite à une expérimentation : un nom de note et une indication de durée sont choisies par les adolescents (mi long, do court, fa moyennement long…).
Mises bout à bout en une phrase musicale, Anaïs en donne une version à la flûte, Marie, une autre à l’alto.

Chacune des musiques jouées par les musiciennes, en solo ou en duo, procure des émotions contrastées, met en relief des techniques de jeu et, surtout, permet de déceler des détails imperceptibles dans une grande salle de concert. La proximité des instrumentistes révèle l’importance de la respiration, du regard et du corps, des attitudes analogues à celles travaillées lors des séances d’art thérapie.

La rencontre s’achève autour d’un café et de quelques viennoiseries, moment privilégié pour une communication plus spontanée et individuelle avec les jeunes. Rendez-vous est pris à la Salle Pleyel pour assister le 9 novembre prochain à la répétition générale de la Symphonie fantastique de Berlioz.

1 commentaire

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  1. duterte

    un grand merci aux musiciennes et à toute l’équipe de l’Orchestre de Paris pour ces années passées de musiques et de moments magiques et pour les années à venir
    Dr Duterte Directeur du centre de soins parcours d’Exil

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