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Un faible pour le Japon

André Cazalet, cor solo de l’orchestre, résume ainsi le sentiment d’une grande partie de l’orchestre. Je me souviens que dans l’aéroport d’Osaka lors de la précédente tournée, le violon solo Roland Daugareil qui vient très régulièrement donner des master-classes au Japon disait aussi “rentrer chez lui”.

C’est un public de mélomanes, un public averti, on le remarque par exemple à ce détail qu’il n’applaudit jamais entre les mouvements d’une symphonie ou d’un concerto. Je sais qu’avant la Seconde Guerre Mondiale, c’était au Japon qu’il se vendait le plus de disques !”

André Cazalet a probablement fait une trentaine de voyages au Japon depuis 1975, comme soliste, ou pour enseigner, ou en tournée avec l’orchestre. Il a également enseigné au Conservatoire Central de Pékin, ce qui l’y amenait trois fois par an. Grand voyageur, donc, et pas las des tournées, en aucune façon.
Pour moi, c’est un des attraits de notre métier. Je l’ai ressenti dès les premières occasions, quand je déchiffrais encore la Symphonie fantastique, sous la direction de Daniel Barenboim. Une tournée soude un orchestre. Parce que toutes les contingences matérielles disparaissent. il n’y a que la musique dont il faut s’occuper. Et dans des conditions très particulières. Car à l’inverse de la saison parisienne où les programmes défilent, nous partons en tournée avec deux ou trois programmes pour les reprendre lors d’une dizaine de concerts. Donc notre cohésion ne fait que se renforcer.”

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