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La nouvelle salle de Pékin conçue par Paul Andreu

Pour n’importe quel orchestre, la salle de concert est un facteur déterminant à prendre en compte. Quand on dit la salle, on parle d’acoustique, c’est-à-dire la manière dont les musiciens vont percevoir le résultat sonore qu’ils produisent, comment cette musique arrive aux auditeurs.
L’Orchestre de Paris en a connu des vertes et des pas mûres, en la matière. Le Théâtre Mogador où il s’abrita pendant la rénovation de la Salle Pleyel n’était pas un modèle d’acoustique, par exemple. D’autant que les répétitions n’avaient pas toujours lieu sur place… histoire de faciliter l’affaire.

Jouer dans les plus belles salles du Japon

Alors qu’il guette l’inauguration de la grande Philharmonie de Paris, l’orchestre a toujours un faible pour les salles japonaises. Comme le Suntory Hall à Tokyo. Il faut dire qu’elle semble parfaite. On y entend tout, le moindre pianisssimo passe vers le public et l’orchestre peut parfaitement maîtriser chacune de ses nuances.

Le Japon possède une réputation en béton pour ce qui est des salles de concert. Je ne sais pas si l’expression est de mise, en fait. Car ce qui a surpris les musiciens lors de leur toute première tournée en 1970, c’était l’habillage de bois, qui donnait aux salles une acoustique chaude et délicate. Bizarrement, le Suntory Hall est tout en pierre. La réverbération est assez grande mais la définition de chaque note est très précise…
Béton ou pas, les Japonais n’ont pas pris de risques : ils ont copié le modèle le plus probant, le Musikverein de Vienne. C’est le cas des salles de Miyazaki et de Fukuoka : une capacité d’environ 1800 places et une forme invariable, parallélépipédique, la boîte à chaussures comme on l’appelle.
Le Suntory Hall est un peu plus vaste, 2000 places, et plutôt sur le modèle de la Philharmonie de Berlin, en terrasses.

Ce qui frappe surtout, c’est que sur une soixantaine de salles dans l’archipel, presque quarante ont été construites après 1990. Les trois salles que visite l’orchestre hors Tokyo sont dans ce cas (la salle de Kyoto fut inaugurée en 1995, par l’Orchestre de Paris entre autres). La date n’est pas significative en soi, simplement tous ces équipements sont récents et bien conçus.
Le Japon possède une salle de 1937 à Ube, proche de Fukuoka. Et une salle de 2700 places, le Festival Hall d’Osaka que l’Orchestre de Paris a visité à plusieurs reprises, aujourd’hui en travaux pour réouverture en 2013. On ne peut pas dire que les musiciens soient allés partout au Japon mais ils ont beaucoup sillonné le pays.

Un oeuf posé sur l’eau à Pékin

L’Orchestre de Paris connaît aussi la très belle salle de Séoul, très vaste (2350 places !), où il avait conclu sa tournée 2007 par un Boléro de Ravel hypnotique !
Mais la surprise de cette tournée 2011, c’est l’œuf sur l’eau posé à Pékin par l’architecte Paul Andreu, grand complexe artistique abritant un théâtre d’opéra occidental, une salle d’opéra chinois et une salle de concerts de 2000 places. Cet objet de titane avait été inauguré deux mois à peine après le dernier passage de l’orchestre à Pékin, en 2007, après six ans de travaux.
Cette fois, c’est la bonne !

» Découvrez la salle en images sur le site de l’architecte Paul Andreu

1 commentaire

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  1. Lucie

    Cette salle est vraiment superbe. Cela donne envie d’y assister à un concert de l’orchestre. Merci pour les infos et les photos!

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