De la physique à la musique !
Suite à la tournée à Aix-en-Provence avec les enfants du foyer de la Vie au Grand Air, la jeune Emilie reçoit dans son collège 2 musiciens de l’Orchestre de Paris, venus préparer ses camarades au concert éducatif donné à la Salle Pleyel le 22 mars.
Une petite présentation s’impose
Après avoir embrassé fièrement les musiciens qu’elle a eu l’occasion d’entendre en répétition et en concert à Aix en Provence, Emilie présente l’Orchestre de Paris : ses musiciens, son chef et la magnifique Salle Pleyel ! Elle ne le dira pas, mais Jérôme, corniste, n’est plus un inconnu puisqu’il fut également son partenaire dans une partie de carte acharnée dans le TGV pour Aix-en-Provence.
Vicens, flûte solo de l’Orchestre de Paris, commence par expliquer à quel point il est facile de jouer de la flûte. En revanche, que de travail pour les cornistes… Si Jérôme est capable de jouer une magnifique mélodie à peine descendu de sa moto, cela s’avère bien plus compliqué pour les élèves qui soufflent tour à tour dans l’instrument… ! Du travail, des heures de travail, voilà le secret.
Petit cours de physique
Les musiciens se transforment ensuite en professeur de physique : Une première démonstration de Vicens prouve qu’en plaçant ses mains autour d’un verre et en soufflant, il est possible de faire de la musique chez soi (les parents d’élèves seront heureux de découvrir ce phénomène ce soir à table…). Jérôme clame haut et fort que ce n’est pas de la bave qu’il vide de son instrument mais bien de la condensation : leçon n°1.
“Mon instrument est froid, en soufflant de l’air chaud à l’intérieur la vapeur d’eau se condense sur les parois.”
Démonstration réussie, même si certains semblent encore perplexes quant à la propreté de cette pratique de corniste…
La Huitième Symphonie de Dvořák
Les musiciens connaissent bien cette œuvre très difficile à jouer et souvent donnée en concours. Mais pour Vicens, il est facile de résumer cette symphonie ponctuée de nombreux solos de flûte à une histoire de petits oiseaux.
Attention ! Pour le flûtiste soliste de l’Orchestre, pas le droit à l’erreur. Comme un joueur de foot allant tirer son penalty, un seul essai possible. Les enfants comptent alors avec lui les 16 mesures de silence pour l’aider à faire son entrée dans le premier mouvement.
“On demande un corniste à l’accueil“
Le jour du concert, Emilie est en terrain connu à la Salle Pleyel. Elle a en effet eu l’occasion d’y écouter l’Orchestre de Paris à plusieurs reprises, mais aussi d’y jouer avec les autres jeunes du projet DEMOS (Dispositif d’éducation musicale et orchestrale à vocation sociale).
Vicens avait prévenu les enfants de son absence le jour J, mais en revanche, ils savent que Jérôme n’est pas loin et le font appeler à peine arrivés à l’accueil.
C’est finalement à l’issue du concert que Jérôme viendra les retrouver. Heureux de l’avoir reconnu sur scène et entendu avec l’Orchestre, les enfants le félicitent avant de poser les mille et une questions qui leur sont venues à l’esprit à l’écoute de la musique de Dvořák et Nicolai.
Une dernière bise d’Emilie à son corniste préféré et la voilà repartie pour Verrières-le-Buisson avec ses camarades de classes. “A la prochaine !“.
Le programme en partenariat avec la fondation “La Vie au Grand Air” bénéficie du soutien des Fondations Edmond de Rothschild.







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