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Le 11 décembre 2009, les élèves du collège Edouard Vaillant et de l’école Les Grésillons de Gennevilliers, accueillent deux musiciennes de l’Orchestre de Paris.
C’est la première rencontre de Pascale Meley, violon et Françoise Douchet, alto, avec les jeunes qui se sont embarqués dans l’aventure d’« Un an avec l’Orchestre de Paris ». Nos musiciennes présentent leur métier, leur instrument, se prêtent au jeu des questions-réponses, et offrent aux enfants la possibilité de rentrer pour un instant dans la peau d’un chef d’orchestre en dirigeant leurs duos. La rencontre s’achève avec un moment de partage musical : les enfants de l’école primaire et du collège ont travaillé ensemble pour interpréter à leurs invitées une berceuse russe à deux voix, accompagnée par le violon et l’alto.
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Le 8 décembre, la violoniste Joëlle Cousin et la contrebassiste Sandrine Vautrin se retrouvent à l’École Victor Hugo de Clichy pour rencontrer les enfants de deux classes (CE2/CM1 et CM2) qui participent au projet “Un an avec l’Orchestre de Paris”.
Les enfants ont répété des chants (russes !), préparé des questions (pas en russe..) et les deux instrumentistes sont venus avec une petite pièce de Glière (qui fut le professeur de Prokoviev). Il y a beaucoup de questions, des pauses musique.. Je ne suis pas le seul à filmer, une des classes a des journalistes maison. Les archets circulent, on soulève la contrebasse, Monsieur Glière se laisse manipuler dans tous les sens avec la bonne volonté d’un gros chat !
Prochain rendez-vous en janvier, les deux classes viendront écouter l’orchestre en janvier, lors des répétitions du concert Tchaïkovski/Rachmaninov.
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“Dernière ligne droite” a lancé le chef d’orchestre Louis Langrée à l’adresse des musiciens, samedi matin, à l’Opéra Comique où se donne Fortunio d’André Messager à partir de jeudi. Après les répétitions scéniques sans orchestre et les répétitions musicales sans jeu scénique, c’est le moment où les deux couches de travail se superposent pour réaliser ce drôle d’objet appelé opéra (se superposer est l’expression juste puisqu’il y a plateau, au-dessus, et fosse, en dessous).Chaque fois, ce regroupement tient de la collision. J’avais eu la même impression lors des répétitions de Falstaff, au Théâtre des Champs Elysées. Le chef d’orchestre sent la pression nouvelle qu’impose le plateau, l’inertie qui vient entraver ses décisions. Pour reprendre, il faut remettre en place (si par exemple un changement de décor est intervenu). Sans cesse les lumières sont en réglage. Il faut utiliser un microphone pour s’adresser au plateau… et le temps passe. Je cherche comment décrire cette impression… on sent le chef qui piaffe d’impatience.Côté plateau, ce n’est pas plus facile. Le metteur en scène qui avait le temps pour lui est maintenant à la merci de l’orchestre, qui le ravit (tellement la musique est belle) et lui ravit la priorité, impose sa durée, sa lancée. Et Denis Podalydès, qui signe sa première mise en scène d’opéra, sent lui aussi le sablier qui se vide, la première qui approche. Course contre la montre que la préparation d’un spectacle !
Mais je voulais parler de la fosse. Pour les musiciens, c’est probablement une expérience étrange. La disposition est complètement chamboulée par rapport à l’habitude du concert. Les contrebasses sont derrière les premiers violons, par exemple (mais Roland Daugareil, le premier violon de ces représentations, qui a fait ses armes à Paris à l’Opéra Comique, remarque que ce n’est pas une règle absolue). Les cuivres sont placés à l’opposé. Les bois sont sous le plateau, à couvert, les clarinettes et les bassons au fond (je n’ai même pas réussi à les filmer). Si les violons, entre deux traits, peuvent lever la tête et comprendre un peu de ce qui se passe un étage plus haut, les bois, eux, ne peuvent que lire sur les lèvres du chef d’orchestre ce que se disent les chanteurs.
Du 24 novembre au 10 décembre : premier atelier d’orchestre de la saison avec une trentaine d’élèves de 3ème du collège Camille See dans le 15ème.Le premier contact avec l’Orchestre de Paris, que les adolescents vont fréquenter trois semaines durant, se fait à la dernière répétition de Sinfonietta et de L’Enfant du violoneux de Janáček. A tour de rôle sur le plateau, aux côtés des musiciens, les élèves sont immergés dans la masse sonore de l’orchestre.
Ilan Volkov qui dirige l’orchestre cette semaine-là et Pavel Sporcl, le soliste de L’Enfant du violoneux, se prêtent ensuite au jeu des questions/réponses :
comment avez-vous commencé la musique ?
Quel est votre rythme de travail ?
Pourquoi avez-vous un violon bleu ?
Aimez-vous d’autres styles de musique ?…
Les questions, d’abord timides, s’enhardissent… Ilan Volkov et Pavel Sporcl parlent avec passion de la musique et de l’expérience de la scène mais également du difficile équilibre entre les métiers de chef et de soliste et leur vie de famille… Les adolescents les retrouvent sur scène deux jours plus tard en assistant au concert du 26 novembre.
La semaine d’après, c’est au tour de trois musiciens de l’Orchestre de Paris de rencontrer la classe : dans les foyers des musiciens à la Salle Pleyel, Elsa Benabdallah, violon, François Michel, violoncelle et Lola Descours, contrebasson, présentent leur instrument, jouent plusieurs extraits de musique et expliquent l’organisation de leur pupitre. Les adolescents termineront leur tour d’horizon de l’Orchestre de Paris en découvrant la semaine prochaine tous les autres métiers qui font tourner cette grande maison : programmation, production, bibliothèque, régie technique, communication, mécénat…
Nous espérons les revoir à de futurs concerts de l’Orchestre de Paris avec… leurs parents !
Au menu du premier concert éducatif de la saison, le 26 novembre 2009, deux œuvres du pétillant Janáček. Tendresse envoûtante de L’Enfant du violoneux, ivresse cuivrée de Sinfonietta… partez pour une petite exploration sonore du côté de chez Janáček avec les musiciens de l’Orchestre de Paris et la complicité de Richard McNicol.