Une vie d'orchestre ce n'est pas seulement un soir de votre vie, c'est aussi plein de petits moments... que nous avons voulu partager avec vous

Deuxième clip de la série Deconcerto (saison 2011/12) : Strauss, Symphonie alpestre



L’Orchestre de Paris poursuit son partenariat avec l’Ecole Estienne, Ecole Supérieure des Arts et Industries graphiques. Réalisés par les étudiants de la section BTS communication visuelle option multimédia, ces clips ont pour objectif pédagogique de mettre en scène un ou des musiciens de l’Orchestre de Paris au regard d’une œuvre ou d’un compositeur de la saison 2011/12.

La Symphonie alpestre de Richard Strauss narre la traversée d’un paysage alpin, de l’aube au crépuscule.
L’orage est un passage particulièrement fort du récit. Durant cet instant, l’homme semble être déstabilisé par la tempête dominante. La pluie, le vent et l’orage prennent vie et entravent le bon déroulement de sa musique.

Clothilde Fura et Laura Lonni, étudiantes en BTS Communication Visuelle Multimédia à l’école Estienne, 2011-2012, avec la participation de Andreï Iarca, violon.

Andris Nelsons dirigera l’Orchestre de Paris dans la Symphonie alpestre de Richard Strauss les 18 et 19 janvier 2012 à la Salle Pleyel.
» Concerts des 18 et 19 janvier 2012

Premier clip de la série Deconcerto - saison 2011/12


L’Orchestre de Paris poursuit son partenariat avec l’Ecole Estienne, Ecole Supérieure des Arts et Industries graphiques. Réalisés par les étudiants de la section BTS communication visuelle option multimédia, ces clips ont pour objectif pédagogique de mettre en scène un ou des musiciens de l’Orchestre de Paris au regard d’une œuvre ou d’un compositeur de la saison 2011/12.

Une vie de héros est une œuvre d’une grande puissance musicale où son talentueux compositeur, Richard Strauss, met en scène son chemin vers la gloire malgré les embûches. Elle est composée de 9 parties. Ici, on s’intéresse à la 5e partie de l’œuvre, “Le champs de bataille“: les musiciens, en “Dieux” de la guerre, se livrent un combat sans merci chacun commandant une armée de petits soldats en plastique.

Estelle Chassagnole et Joseph Rozier, étudiants en BTS Communication Visuelle Multimédia à l’école Estienne. 2011-2012

Gloria : Vivaldi versus Poulenc

Ce mardi 13 décembre, les élèves de l’internat d’excellence de Marly-le-roi assistent à la générale de l’Orchestre de Paris. Le 22 novembre dernier, ils ont reçu la visite de Marie Poulanges, musicienne de l’Orchestre de Paris, venue leur présenter le programme de cette soirée. Récit de cette soirée.

Les mardis soirs sont devenus des soirées hors du commun pour ces 24 élèves volontaires. Chaque semaine ils attendent avec enthousiasme les trois musiciens de l’Orchestre de Paris qui se déplacent pour les initier à la pratique instrumentale.

Ils découvrent avec surprise le programme de cette séance un peu particulière.
Marie Poulanges, altiste de l’orchestre, est venue à Marly pour préparer la première visite des jeunes apprentis musiciens à la Salle Pleyel. Dans deux semaines, ils vont avoir la grande chance d’assister à la répétition générale du Gloria de Francis Poulenc avec le Chœur et l’Orchestre de Paris. Ils retrouveront à cette occasion leurs “professeurs” sur scène, dans leur quotidien de musicien.

Marie leur décrit tout d’abord la personnalité de Francis Poulenc, qui lui semble importante pour comprendre sa musique. Elle leur traduit le texte latin du Gloria puis leur fait écouter tour à tour le Gloria de Poulenc et celui de Vivaldi, une vraie traversée dans le temps !
En quelques minutes ils sont capables de reconnaitre s’ils écoutent Vivaldi ou Poulenc, et deviennent imbattables au quizz de Marie !

Les adolescents plongent complètement dans le monde imaginaire de l’œuvre de Poulenc. Il est parfois difficile de qualifier ses sentiments à l’écoute d’une œuvre. Ce soir-là, l’écoute du Gloria se traduit en “joyeux” et “vivant”, mais aussi “mélancolique” et “calme”. Certains commentent même la structure de l’œuvre, en remarquant qu’à certains passages le chœur dialogue avec l’orchestre.

Marie leur explique enfin pour quelles raisons cette œuvre religieuse a pu être qualifiée de provocante en 1959. Ils ne tardent pas à citer les extraits de l’œuvre dont il est question !
L’intérêt pour le Gloria est bien éveillé chez les jeunes, plus rien ne peut s’opposer à la découverte de l’œuvre entière. Vivement la répétition générale !

Ce projet bénéficie du soutien d’AXA Private Equity Mécénat.

Lionel Sow explique aux enfants les indispensables du chanteur

Vendredi 25 novembre, Lionel Sow se rendait au collège Vincent d’Indy pour une première répétition avec les jeunes élèves impliqués dans le projet ” de Chœur en Orchestre”.
Après un an de rencontres avec les musiciens de l’Orchestre de Paris, de venues à des répétitions générales, aux concerts éducatifs et du soir, les élèves préparent leur propre concert qu’ils donneront avec le Chœur de l’Orchestre de Paris le 25 juin prochain : le compositeur Karol Beffa achève en ce moment
Fragments de l’Enéide, pour ce chœur d’enfants et le Chœur de l’Orchestre de Paris.

Après une première rencontre pour faire connaissance avec le nouveau chef de chœur de l’Orchestre de Paris, les élèves du collège Vincent d’Indy vivent leur première séance de travail avec Lionel Sow.

La position, l’écoute et … l’enthousiasme

Tous s’attendaient à une séance classique avec partitions, paroles à articuler, travail d’intonation, de mémorisation … Mais avant d’aborder le répertoire vocal et déchiffrer Fragments de l’Enéide, œuvre écrite spécifiquement pour eux et le chœur de l’Orchestre de Paris, les élèves redécouvrent “les indispensables du chanteur” à savoir la position, l’écoute et … l’enthousiasme.

Après quelques exercices ludiques de position : “position déprimée, fatiguée”, tous adoptent la posture idéale pour chanter, bien droits, les pieds ancrés dans le sol.

Le travail d’écoute requiert de l’attention et le respect de l’autre car dit Lionel : “c’est l’écoute qui dose l’énergie, c’est l’écoute qui permet de se corriger, c’est l’écoute qui permet de ne pas écraser les autres… écouter, insiste Lionel, peut-être même plus important que chanter. On peut passer une répétition entière à écouter puis on chante un peu et là … c’est beau“.

Pour prendre conscience de ce travail d’écoute et d’oreille, des exercices délicats se succèdent : des cellules rythmiques à reproduire en canon puis des petites mélodies improvisées par les uns et les autres. Ecouter puis refaire, les enfants y parviennent sans souci mais, lorsqu’il s’agit de reproduire et de prêter attention à une autre proposition vocale en même temps, c’est une autre histoire ! Pourtant, écouter en chantant autre chose est un véritable exercice préparatoire au chant polyphonique.

Le travail d’écoute se fait également sur des exercices de pulsation et pour ne pas agir par mimétisme, les enfants ferment les yeux. Certains s’aperçoivent qu’improviser des petites mélodies n’est pas si simple alors qu’il “suffit de se laisser aller” conseille Lionel.

Différentes entrées pour pénétrer l’instrument vocale : le mouvement, le rythme, la reproduction, tout cela pour réussir à créer “un son entre nous et qu’il faudra transmettre au chœur de l’Orchestre de Paris.

Les conseils du chef

La séance se clôt par quelques conseils du chef : “je sens que vous aimez chanter. Vous allez chanter dans une grande salle de concert, la salle Pleyel. La joie que vous avez, il faudra la multiplier par 1000. Chanter requiert de l’énergie mais il faut savoir la doser : dans un groupe il y a des leader et des gens qui suivent. Il faut trouver le juste équilibre. Il faut qu’on voie tout le monde, que pas un ne disparaisse. Apprenez donc à vous écouter avec force et attention“.

Les enfants applaudissent et sourient à l’idée de retrouver très vite Lionel pour une autre séance de travail.

» Concert du  Chœur de l’Orchestre de Paris le 25 juin 2012 à la Salle Pleyel

Ce projet bénéficie du soutien du fonds d’action SACEM. 

Impressions de concert au retour de la tournée

Un concert de musique de chambre au bénéfice de l’Orchestre du Sendai

Nous sommes rentrés hier.
Il serait quand même difficile de refermer cette tournée en Asie sans jamais prononcer le mot Fukushima…
Le 21 novembre, qui était jour de repos entre les concerts à Yokohama et à Fukuoka, nous avons donné à Tokyo un concert de musique de chambre au bénéfice de l’Orchestre du Sendai. Le Sendai est la région de Fukushima et cet orchestre -dont la salle de concert avait été totalement détruite- avait cessé ses activités entre le séisme de mars et juillet.
Cette manifestation était organisée par l’Association Paris-Tokyo que préside Madame Yuriko Nose. Le Violon solo de l’Orchestre du Sendai était là.
A notre quintette à vents (Philippe Berrod, Alexandre Gattet, Vincent Lucas, Pierre Martens et moi-même) s’est adjointe Kyoko Sasaki, une excellente jeune pianiste qui a effectué ses études au Conservatoire National Supérieur à Paris (CNSMDP). Nous avons joué Jacques Ibert, Albert Roussel, Alexandre Tansman, Jean Françaix et Francis Poulenc et nous avons reçu un accueil très enthousiaste, pour cette modeste contribution que nous souhaitions apporter à nos collègues.*

Deux concerts inoubliables

Et puis, je crois que je garderai tout particulièrement le souvenir de deux concerts.
D’abord au NHK Hall, la salle de la radio-télévision japonaise à Tokyo, notre premier concert. La tension, la qualité des silences, l’écoute qui s’est manifestée pendant l’exécution des Offrandes Oubliées de Messiaen étaient remarquables. Il n’y avait plus de tousseurs, plus de portables, plus rien de ce qui parfois, à Paris ou ailleurs gâche l’instant. Je n’étais sûrement pas le seul à ressentir cela. D’ailleurs Neeme Järvi, le père de Paavo, finissait une tournée au Japon au même moment et assistait à ce concert. Il ne connaissait pas l’œuvre et immédiatement il a dit qu’il voulait la diriger!
L’autre concert, c’est le dernier, à Séoul. La conjonction avec le public a été extraordinaire. Jamais nous n’avions rencontré un tel succès dans cette ville, c’était tout simplement électrique.

*NDLR : Avant que l’orchestre parte en tournée, Roland Daugareil, le violon solo, nous avait parlé de ses liens avec le Sendai où il a souvent enseigné. Il avait de sa propre initiative fait don de son cachet lors d’une master-class spéciale, il y a quelques mois. Et les cinq musiciens japonais de l’orchestre avaient eux aussi organisé de leur côté près de Paris un concert au profit des victimes du séisme.