Une vie d'orchestre ce n'est pas seulement un soir de votre vie, c'est aussi plein de petits moments... que nous avons voulu partager avec vous

“Autour du Sacre du Printemps” en images


Le 22 avril, l’Orchestre de Paris sous la baguette de Michel Tabachnik donnait deux concerts en famille avec la complicité de Richard Mc Nicol. Retour en images sur une lecture inédite et interactive du chef d’œuvre de Stravinski.

Retrouvez toute la programmation Jeune public de l’Orchestre de Paris sur :
» www.orchestredeparis.com

Eurogroup Consulting confie son identité sonore à l’Orchestre de Paris


L’Orchestre de Paris enregistre la nouvelle identité sonore d’Eurogroup Consulting, son mécène principal depuis quatre saisons.

C’est en juillet dernier que l’aventure s’est déroulée, dans les studios d’enregistrement de Suresnes où une cinquantaine de musiciens de l’Orchestre de Paris étaient présents. Sous la direction de Philippe Aïche, Premier violon solo, ils ont enregistré l’identité sonore composée à l’occasion par le jeune compositeur Sébastien Galiana. Cette musique constitue la bande-son du film publicitaire qu’Eurogroup Consulting diffuse depuis peu pour illustrer sa nouvelle signature.

Images d’un exercice plutôt inhabituel pour les musiciens de l’Orchestre de Paris… .

Histoires de sorcières par Catherine Gendrin, conteuse

Catherine Gendrin est conteuse depuis 25 ans. Mais elle ne raconte jamais d’histoire de sorcières !! Et puis cette fois, pour le concert-histoire qu’elle donne avec l’Orchestre de Paris, lui est revenu spontanément cette histoire lue quinze ans plus tôt, celle d’une sorcière qui vieillit…

Il y a quinze ans, je n’y avais probablement pas été sensible. Et puis, au fur et à mesure que la vieillesse se rapproche, cette histoire est remontée à la surface. La vieillesse, c’est quelque chose qu’on se demande quand on a passé 50 ans. Une sorcière pour s’interroger sur la vie, pas pour se faire peur. Donc pas du tout une sorcière à la Walt Disney qui m’intéresse : pour moi les sorcières, ce sont des femmes savantes qu’on empêche de s’exprimer, des femmes hors norme, qui sont pas tout à fait dans le chemin, pas forcément mariées, des femmes qui dérangent…

Catherine Gendrin se dit néophyte en musique classique, c’est la première fois qu’elle travaille avec un orchestre, aidée par le metteur en scène Christophe Waïss pour nouer ensemble conte et musique.
Elle qui dit avoir été souvent traitée de sorcière, qui se voit avec le nez d’une sorcière (et la bosse derrière la tête dont elle parle dans le spectacle) aime ces moments où la parole et la musique créent une métamorphose, un changement en direct décrit par les mots et suggéré par la musique.

De fait, le jeu fonctionne entre ces deux parties d’un même corps, d’une même histoire, le récit parlé, joué d’un côté, la partie musicale. Parfois l’un déclenche l’autre, l’un rattrape l’autre, parfois les deux s’entremêlent et le spectateur ressent une troublante simultanéité, comme si la voix était chef d’orchestre ou compositeur. “La voix est comme une petite musique perchée au sommet“, dit Catherine Gendrin.

» Retrouvez des extraits  du conte musical en vidéo sur www.orchestredeparis.com

Le Bal des Sorcières - Premières images du conte musical


Le Bal des Sorcières - Conte musical à partir de 6 ans
3 séances en famille les 3, 7 et 10 avril
7 séances pour les scolaires du 1er au 9 avril
En coproduction avec les Jeunesses Musicales de France

Raconté en musique, ce conte tzigane nous livre les secrets et les tourments d’une sorcière amoureuse, tout en nous faisant découvrir l’orchestre symphonique et les instruments qui le composent. Figure millénaire, maléfique mais aussi magicienne et guérisseuse, la sorcière a inspiré de nombreux compositeurs romantiques : Liadov, Verdi, Gounod ou le méconnu Humperdinck… Guidés par la voix de la conteuse, les instruments de l’orchestre se prêtent idéalement à l’évocation du mystère, des forêts frissonnantes, des danses de Sabbat… et de l’amour sorcier !

» Le Bal des Sorcières - programme détaillé et réservations

Musique de chambre, magie des chiffres

Petit théâtre d’ombres à l’Auditorium du Musée d’Orsay. Dans la pénombre, les pupitres et les chaises se multiplient, disparaissent, reviennent. Chaque changement de plateau tient d’un tour de roulette. Combien seront-ils maintenant ? Pair ou impair ?
C’est toujours la magie de la musique de chambre que de se métamorphoser en assemblages inédits. Un quintette avec deux clarinettes, un contrebasson seul, un sextette de vents (le basson n’est plus contre-, mais l’une des clarinettes s’est faite basse, on rajoute flûte, cor et hautbois), puis retour des trois cordes du début (violon, alto, violoncelle) pour faire 6+3= nonette !

nonette de Martinu

Outre le plaisir de jouer ensemble, les musiciens peuvent ici faire entendre les partitions aux dispositifs les plus improbables, puisque l’Orchestre de Paris offre un effectif, un réservoir, sinon inépuisable du moins exhaustif.
J’ai connu André Cazalet, cor solo de l’Orchestre de Paris, qui a imaginé ce concert tchèque, il y a près de trente ans en Bourgogne. C’est là que j’ai découvert cette musique à géométrie variable, qui propulsait la curiosité au-delà des sonates avec piano, des quatuors à cordes, formations traditionnelles et chargées de chefs d’œuvres, pour fabriquer des orchestres miniatures, des partis-pris de couleurs d’une variété réjouissante.
C’était aujourd’hui un concert mystérieux, énigmatique. Qu’il s’agisse de Martinů ou de Janáček, la joie, le rythme, les couleurs presque naturelles, quasi chants d’oiseaux, sont constamment équiibrés par autre chose, plus sombre, plus grave: de courts épisodes qui se succèdent sans laisser rien s’installer. Les deux partitions de Martinů étaient remarquables, musique très précise, alliages toujours surprenants, comme si Janáček rencontrait Stravinski…  Et le solo de contrebasson écrit par Erwin Schulhoff, pas tant une bizarrerie qu’une réussite qu’on voudrait mettre en image… Mladi, le sextette de Janáček, est depuis longtemps une œuvre repérée pour ce qu’elle est: une merveille.

Ce concert invite à entendre plus et encore Martinů, qui sera à l’affiche de l’Orchestre de Paris les 19 mai avec un poème symphonique, Lidice, et les 2-3 juin avec Les fresques de Piero della Francesca. La musique de chambre au Musée d’Orsay revient, elle, fin mai, avec un parfum plus français.