Une vie d'orchestre ce n'est pas seulement un soir de votre vie, c'est aussi plein de petits moments... que nous avons voulu partager avec vous

Deconcerto - Berg, Concerto à la mémoire d’un ange



L’Orchestre de Paris poursuit son partenariat avec l’Ecole Estienne, Ecole Supérieure des Arts et Industries graphiques. Réalisés par les étudiants de la section BTS communication visuelle option multimédia, ces clips ont pour objectif pédagogique de mettre en scène un ou des musiciens de l’Orchestre de Paris au regard d’une œuvre ou d’un compositeur de la saison 2011/12.

Berg, Concerto à la mémoire d’un ange
Le Concerto pour violon “A la mémoire d’un ange” est composé par Alban Berg en 1935.
Bouleversé par la mort soudaine de Manon Gropius, âgée de 18 ans à peine, Alban Berg envisage de donner à son concerto le caractère d’un requiem à sa mémoire, ce qui le conduit à composer une œuvre sensible et émouvante.
Le violoniste en jouant fait revivre le souvenir de Manon Gropius, le temps d’un morceau. Par l’intermédiaire de la musique, l’esprit de la jeune fille reste présent, ce qui apparaît à travers les formes graphiques émanant du violon et évoluant autour du musicien. Par sa musique, le violoniste redonne de la couleur à ce qui l’entoure.

Réalisé par Céline Perrier, étudiante en BTS communication visuelle option multimédia à l’école Estienne. Avec la participation de Eiichi Chijiiwa, deuxième violon solo de l’Orchestre de Paris.
Le concert aura lieu le 28 mars 2012 à 20 h, à la salle Pleyel.

» Concerts du 28 mars 2012 “Gil Shaham joue Berg”

Un voyage en Écosse avec Mendelssohn

Voilà plus de quatre mois que les élèves de l’Internat d’excellence à Marly-le-Roi rencontrent la musique classique avec l’Orchestre de Paris.La pratique musicale du mardi soir est devenue un rendez-vous incontournable pour les jeunes apprentis.
Ce qui était encore difficile au début est désormais devenu un jeu d’enfant. Les termes comme colophaner, tirer et pousser ou “pizz”, font maintenant naturellement partie de leur vocabulaire.
Bien qu’ils soient devenus des “habitués”, les musiciens de l’Orchestre sont attendus à chaque séance avec passion et enthousiasme.
Les groupes de violonistes et d’altistes se réjouissent d’accompagner le Boléro de Ravel ou la chansonnette Au clair de la lune, les violoncellistes maîtrisent en accord la ravissante chanson Douce nuit et les flûtistes réussissent désormais à produire de jolies mélodies au son clair et pur.

Mais tout travail studieux mérite récompense et bien sûr, cela a été prévu : un prochain concert de l’Orchestre de Paris à la Salle Pleyel.

Pour préparer cet événement Marie Poulanges, altiste de l’orchestre, est venue à Marly faire découvrir la Symphonie “Écossaise” de Felix Mendelssohn. A travers une sélection d’extraits musicaux, elle fait réellement voyager les élèves dans leur imaginaire.
Des côtes rocheuses de l’Écosse, des vagues rugissantes, le sifflement du vent dans les grottes, l’orage grondant, mais aussi la beauté de la nature et de la lumière, autant d’éléments que les jeunes peuvent retrouver dans cette musique romantique.
Fascinés par la richesse de cette symphonie, les apprentis de Marly évoquent à leur tour une musique “mélancolique”, de “révolte”, de “joie” ou bien de “fierté”.
Un voyage rapide mais efficace, qui les conduit jusqu’au concert !

L’internat d’excellence de accueille depuis septembre 2010 des collégiens “méritants et motivés, issus de milieux modestes et ne bénéficiant pas d’un environnement favorable pour réussir leurs études”. Outre un important dispositif d’encadrement (soutien scolaire, études encadrées…) les internes disposent d’un accompagnement éducatif centré sur les activités sportives et culturelles. L’Orchestre de Paris, partenaire de cette expérience éducative, est en résidence dans cet établissement. Depuis son ouverture, les élèves bénéficient d’ateliers de création et de pratique musicale avec les musiciens de l’orchestre et assistent à des répétitions et concerts à la Salle Pleyel et au sein même de leur établissement.
Ce projet bénéficie du soutien d’AXA Private Equity Mécénat et de la fondation d’entreprise Groupe RATP.

Deconcerto - Strauss, Don Quichotte



L’Orchestre de Paris poursuit son partenariat avec l’Ecole Estienne, Ecole Supérieure des Arts et Industries graphiques. Réalisés par les étudiants de la section BTS communication visuelle option multimédia, ces clips ont pour objectif pédagogique de mettre en scène un ou des musiciens de l’Orchestre de Paris au regard d’une œuvre ou d’un compositeur de la saison 2011/12.

Strauss, Don Quichotte
Don Quichotte, poème symphonique de Richard Strauss, reprend l’oeuvre de Miguel de Cervantes et illustre parfaitement l’aventure chevaleresque et rocambolesque d’un héros autoproclamé. La bataille contre les moulins est l’extrait le plus impressionnant et emblématique.
Le film reprend ce combat en illustrant la rencontre burlesque entre Don Quichotte, rêveur irraisonné, et le symbole du moulin porté par un monstre colossal infaillible. Les couleurs du monde imaginaire du héros reflètent la richesse musicale du poème symphonique.

Réalisé par Laura Pierquin, étudiante en BTS Communication Visuelle Multimédia à l’école Estienne. 2011-2012.
Avec la participation de Thomas Duran, violoncelliste à l’Orchestre de Paris.

Le violoncelliste Truls Mork jouera accompagné de l’Orchestre de Paris dans le poème symphonique “Don Quichotte” de Richard Strauss les 21 et 22 mars 2012 à la Salle Pleyel.
» Concerts des 21 et 22 mars 2012

Deconcerto - Gershwin, Rhapsody in blue



L’Orchestre de Paris poursuit son partenariat avec l’Ecole Estienne, Ecole Supérieure des Arts et Industries graphiques. Réalisés par les étudiants de la section BTS communication visuelle option multimédia, ces clips ont pour objectif pédagogique de mettre en scène un ou des musiciens de l’Orchestre de Paris au regard d’une œuvre ou d’un compositeur de la saison 2011/12.

Gershwin  Rhapsody in blue
Le film présente le musicien baladant ses mains sur les touches d’un piano laqué noir. Et c’est à travers cette ballade mélodique, que le pianiste se voit petit à petit contrôler la gestuelle et les mouvements d’une silhouette. Cette dernière est alors tirée dans un Paris à la fois intemporel mais semblable aux années 1930.
De Montmartre au Paris Haussmannien, l’homme déambule dans un noir et blanc contrasté, alterné par un plan du pianiste en plongée. Le rendu se veut graphique, subtile et minimaliste. En somme, ce film est un hommage au génie Gershwin, à la ville ainsi qu’à Woody Allen et son chef d’œuvre Manhattan.

Nathaniel Benitah et Suzon Hauchard, étudiants en BTS Communication Visuelle Multimédia à l’école Estienne. 2011-2012.
Avec la participation, au piano, de Stanislas Kuchinski, contrebassiste à l’Orchestre de Paris.

Soirée Gershwin sous la baguette de Riccardo Chailly les 29 février et 1er mars 2012 à la Salle Pleyel.
» Concerts des 29 février et 1er mars

Le voyage des enfants de la Fondation “La Vie au Grand Air” à Aix en Provence

Une aventure aixoise qui se prépare….

La fabrique de calissons

Vendredi 20 janvier, un sextuor à cordes retrouve sur le quai du RER B le chef pâtissier Philippe, pour aller ensemble à la rencontre d’une dizaine d’enfants à la maison de l’enfance de Verrières le buisson.
Sur leur dos et dans leurs sacs des instruments et des ustensiles pour donner un avant-goût de ce que sera le séjour en pays d’Aix de Killian, Océanne, Maxime, Camille, Marine, Sophia, Solange, Émilie, Ophélie et de Jessica en compagnie de l’Orchestre de Paris.

Au menu un concert de musique de chambre pour découvrir la musique de Brahms, au programme des deux concerts auxquels ils assisteront au Grand Théâtre d’Aix en Provence. Les musiciens commencent par le premier sextuor à cordes de ce compositeur allemand. Les enfants ouvrent grands leurs oreilles et dégustent avec beaucoup d’attention les couleurs chaudes et romantiques des violons, des altos et violoncelles.

Après une présentation de ce que sera leur séjour (Musée Granet, fabrique des santons Fouque, jeu de piste dans la ville d’Aix) chaque enfant reçoit la photo d’un musicien de l’orchestre qui sera son parrain ou sa marraine pendant le voyage et est invité à remplir un questionnaire sur ses goûts pour faciliter les premiers échanges.
La deuxième partie de soirée continue par un atelier pratique mené par Philippe : petits et grands mettent la main à la pâte pour fabriquer les fameux calissons.
Enfin les musiciens oublient presque de troquer leurs toques et tabliers avant de reprendre les partitions de Brahms et interpréter les fameuses danses hongroises. Après avoir gouté les calissons dont le glaçage avait séché le temps du repas, enfants et musiciens se donnent rendez-vous le vendredi suivant a la gare de Lyon pour le grand départ.

Le départ

En train vers Aix

8h30, gare de Lyon, les enfants, photos et carnets de route en main sont aux aguets : ils tentent souvent avec succès de reconnaitre leurs parrains ou marraines : certaines rencontres sont faciles et naturelles d’autres un peu plus timides. Une timidité qui se dissipera vite autour des petits tours de magie et autres jeux avec les musiciens dans le train.

Arrivés à Aix en Provence, l’après-midi est dense : les enfants n’ont que le temps de déposer leurs bagages à l’hôtel avant de rejoindre le cours Mirabeau pour un rapide déjeuner. Ils ont rendez-vous avec leurs parrains et marraines sur la place de la Rotonde à 14h30 pour aller ensemble visiter la fabrique des santons Fouque. Un temps qui permet de tisser des liens avec les musiciens et d’avoir déjà pour certains une réelle complicité.

La visite achevée, les enfants se dépêchent de retourner à l’hôtel pour se mettre sur leur 31 avant de rejoindre l’orchestre pour assister au raccord, sur scène au milieu des musiciens. Une expérience fabuleuse d’écouter la symphonie de Brahms, en étant face au Maestro Järvi tout en écoutant les explications ( ou les plaisanteries) des musiciens autour. Une soirée marathon pour ces enfants qui courent diner rapidement pour être à l’heure au concert du soir.

Une journée pleine mais fatigante. Les enfants trouvent cependant la force de de rentrer à l’hôtel en courant. Inutile de préciser que leur sommeil fut profond et réparateur.

Au revoir les musiciens !

Au revoir les musiciens !

Samedi matin les enfants retrouvent l’orchestre pour un concert en famille. Les musiciens sur scène sont bizarrement accoutrés : ils portent des bonnets et des écharpes. Ont-ils senti la neige qui allait s’abattre sur la région deux jours plus tard ? Mais non, ils sont prêts à escalader la Seconde symphonie de Brahms jusqu’à son sommet !
Une randonnée alpestre en quatre mouvements dirigée par le chef d’orchestre Julien Masmondet et la guide expérimentée Emmanuelle Cordoliani ! Les enfants profitent de ce concert car ils se sont bien familiarisés a la musique de Brahms. Et lorsqu’Emmanuelle Cordoliani, juste avant le 3ème mouvement de la symphonie, explique au public que Brahms aimait beaucoup les danses tziganes et que le pupitre des premiers violons se met à jouer la Danse hongroise n°5, les enfants sont en terrain conquis ! La même danse que les musiciens leur avaient jouée à Verrière le Buisson la semaine précédente !

Le concert est un succès, les enfants filent à l’entrée des artistes féliciter l’orchestre. Un moment d’émotion car c’est le temps des au revoir. L’orchestre rentre à Paris. Les enfants prolongent leur séjour jusqu’au dimanche soir : il reste tant de choses à visiter. Dimanche, on ressent le vide laissé par les musiciens mais la présence du soleil est réconfortante. Sous sa belle lumière les enfants retrouvent leur énergie et courent partout, curieux et joyeux.
Un week-end riche en rencontre, en partage et en émotion.

Le programme en partenariat avec la fondation “La Vie au Grand Air” bénéficie du soutien des Fondations Edmond De Rothschild.