Une vie d'orchestre ce n'est pas seulement un soir de votre vie, c'est aussi plein de petits moments... que nous avons voulu partager avec vous

Une journée culturelle sous le soleil viennois

La troisième  journée du voyage des enfants à Vienne

C’est un soleil radieux qui m’accompagne ce matin le long du trajet pour l’hôtel des enfants.

Dimanche 8H30, il fait déjà chaud ; sur la route, j’ôte mon pull, ma veste et peste d’avoir laissé mes lunettes de soleil dans la valise. Mais il s’agit vraiment d’un léger agacement, … pour la forme : ce temps estival est primordial, notre journée étant prévue pour la plus grande partie en plein air. A mon arrivée je suis accueillie par la question du jour : “il va faire beau aujourd’hui ? On peut laisser nos gilets ?“. Les garçons sont en short et T-shirt, les filles également en tenues d’été. On sort les casquettes, les lunettes et tous portent des couleurs vives printanières. J’assiste à la fin des coups de téléphone aux mamans pour leur souhaiter une joyeuse fête des mères et suis émue de les voir, chacun, arborer un doux sourire en raccrochant.

Pour la première fois depuis notre arrivée nous prenons le métro pour aller à Schönbrunn, le château impérial où vécurent l’Empereur François-Joseph et son épouse Elisabeth, communément appelée Sissi.

Nous commençons notre visite par les jardins et surtout par les labyrinthes où nous nous cassons le nez à chaque coin et nous égarons sans cesse. Sans l’aide de Jessica, Farouk, et Zakaria qui plutôt que de courir dans tous les sens, comme le reste d’entre nous, tentent de réfléchir à voix haute avant de changer de direction, nous aurions raté le début de la visite du Château ! Une fois les issues retrouvées, nous nous dirigeons vers l’intérieur pour récupérer les audios-guides et découvrir les appartements privés, témoins de la vie de la Cour surtout au 19ème siècle.
Certaines salles nous en apprennent long sur la personnalité de Sissi et de son époux : le cabinet de toilette témoigne de l’importance que l’impératrice accordait à son apparence. Considérée comme la plus belle femme de son temps, ses journées étaient ponctuées par des soins de beauté et des exercices sportifs pour garder la ligne. Les régimes existaient déjà à l’époque ! Sa vie de famille est évoquée dans le salon de Marie-Antoinette avec la table familiale dressée. La grande galerie nous transporte au temps des bals, des banquets et des réceptions. Dans la salle du carrousel, qui doit son nom à un gigantesque tableau de Martin van Meytens dépeignant le Carrousel des dames de 1743, les enfants reconnaissent avec ravissement l’école d’équitation de la Hofburg pour avoir assisté à la répétition des chevaux espagnols -les lipizzans- la veille.

Le groupe écoute avec attention toutes les explications relatives à la visite et fait le lien entre cette famille impériale et l’Histoire de France notamment avec le mariage de Marie-Antoinette et de Louis XVI.

La matinée se clôture par un déjeuner sous les tonnelles du restaurant de Schönbrunn où les enfants retrouvent avec joie Gilles Henry, violoniste à l’Orchestre de Paris et qui depuis quelques mois leur enseigne son art. On se raconte nos visites respectives et après une séance photos, on se donne rendez-vous au Musikverein le lendemain avant de reprendre le métro. Objectif : se défouler au parc d’attractions du Prater avec un tour sur la Grande Roue, laquelle, après plus de cent ans d’existence, jouit toujours d’une immense popularité. Elle est devenue célèbre dans le monde entier en tant qu’emblème de la ville de Vienne. Pour le dire avec les paroles d’une chanson viennoise : “Grande roue bien aimée, tu surmonteras toutes les tourmentes et, roue du bonheur, tu tourneras un siècle de plus.

Le voyage à Vienne des enfants de la Fondation La Vie au Grand Air bénéficie du soutien des Fondations Edmond de Rothschild, LCH.Clearnet, Monsieur et Madame Arnaud Grémont et Monsieur et Madame Adrien Nimhauser.  

les enfants retrouvent avec joie Gilles Henry, violoniste à l’Orchestre de Paris  La grande roue du Prater

Le Musikverein, revue de détail

1744
Ce n’est pas une date historique, c’est la capacité du Musikverein, où l’Orchestre de Paris est installé depuis samedi. Le chiffre est accessible partout, donc en soi ce n’est pas une trouvaille. Ce qui surprend en revanche, c’est que je sois allé le chercher pour vérifier ce que chacun avançait… et systématiquement bien inférieur. Au gré des conversations, on disait 1200… 1400…

La salle est donc assez grande. Si l’on ajoute les places debout qui font dans le vestibule à l’arrière comme une foule prête à envahir l’espace bien ordonné, c’est autant de spectateurs que le Palais Garnier, la salle historique de l’Opéra de Paris.

La salle est aussi haute que large. L’effet est saisissant. Du parterre on ne voit que les yeux des spectateurs (et leurs oreilles, probablement) au premier rang de balcon. Monté là-haut, on se rend compte qu’on loge trois rangs dans ces couloirs latéraux. Spectateur est d’ailleurs moins adéquat qu’auditeur comme désignation. Car pour le dernier rang, sauf à se lever de sa chaise (qui est pourtant haute comme un tabouret de bar), on voit à peine un tiers de l’orchestre. Les musiciens eux-mêmes sont installés en gradin, suspendus, accrochés un fronton humain, encadrés de cariatides dorées. A peine un premier rang de violons et d’altos au niveau du chef d’orchestre. Le reste grimpe, se serre, de marche en marche, jusqu’au pied de l’orgue qui intervenait hier soir dans le programme Saint-Saëns/Escaich. Le dernier rang, celui des cuivres, est doté de chaises dont les pieds arrières ont été ajustés à la marche supérieure.

Beaucoup de détails, certes. Il faudrait encore parler du parquet qui craque, du bois omniprésent. On entend tout, chaque solo se détache. Même la tête au-dessus de l’orchestre, même dans un fortissimo, rien n’est jamais criard. La réverbération est courte. Cet après-midi, tout le monde se repose après l’effervescence d’hier, le premier concert, premier succès.
On attend du monde ce soir.

Le Musikverein, la grande salle

L’Orchestre à Vienne, retour à la perfection

L’orchestre de Paris a pris possession hier de sa résidence viennoise. Trois concerts jusqu’à lundi, et hier une magnifique ouverture avec la reprise du programme donné à Paris cette semaine -2nd concerto de Brahms et Septième symphonie de Dvorák.
Paavo Järvi rayonne au pupitre. Il a demandé à la fin de la répétition que les musiciens ne le lâchent pas des yeux. Il veut que l’orchestre puisse réagir, rebondir. Il sait ce que la salle peut offrir de magie. D’ailleurs le bis est sur-mesure: la Valse triste de Sibelius transite par un moment où les archets effleurent -c’est encore trop- les cordes et ce bruissement, ce sentiment de l’imperceptible se propage parfaitement. Le Musikverein est bien une salle parfaite.

Un samedi à deux temps, ou trois, ou quatre …

La deuxième journée du voyage des enfants à Vienne

Il ya d’abord celui du temps et des caprices de la météo

Un temps incertain et humide annonce une pluie diluvienne qui se confirme pour une bonne partie de la matinée. C’est donc sous la grisaille que le groupe prend, pour la première fois, le tramway sur la Ringstrasse (le Ring) , large boulevard circulaire dont la construction fut achevée dans les années 1880, se substituant à la vieille enceinte, pour permettre à la cité de se développer.

Il suffit toutefois de quelques centaines de mètres de marche pour que chaussures, chaussettes et pieds trempés détournent l’attention des enfants. Arrivés un peu en avance à l’Ecole d’équitation espagnole, on se met à la recherche des écuries pour voir de plus près ces fameux pur-sang d’Espagne, les lippizans, dont la beauté est à la hauteur de leur réputation : les enfants en oublient même leur inconfort pendant l’entraînement dans le manège d’hiver. Les chevaux, majestueux, esquissent des petites pas de danse sur des musiques de valses dont quelques unes, familières, font écho à celles jouées par les musiciens de l’Orchestre de Paris lors de la soirée viennoise qui eut lieu à la Maison de l’Enfance de Verrières le Buisson en préparation à la tournée.

Puis, fort heureusement il y a le temps du repas, moment clé de la journée :

dès 11h50, nous voici installés dans un confortable restaurant près de la Cathédrale Saint-Etienne que les enfants ne daigneront admirer qu’après le déjeuner, après avoir repris des forces en dégustant les spécialités de la maison (poulet rôti ou Wienerschnitzel). Mais l’élément essentiel pour retrouver le sourire fut sans aucun doute la douce chaleur ambiante.

Enfin, celui de l’après midi qui se déroule, (musique oblige ! ) en trois temps

1) La leçon de musique

La météo s’annonce plus clémente. Peu à peu les nuages se dissipent, la pluie s’arrête et, c’est complètement secs que les enfants retrouvent parrains et marraines à l’hôtel Intercontinental pour leur leçon de musique. Océane, Emilie, Farouk Charley , Ophélie et Toufik retrouvent AnaÏs, Andreï, Stanislas, Marie, David et Sandrine. Jessica et Zakaria sont pris en main par Nicolas.

2) Le goûter avec les musiciens

15h, nous nous retrouvons à la réception de l’hôtel pour aller tous ensemble déguster les fameux Apfelstrüdel et Sachertörte de la Pâtisserie-salon de thé DEMEL fondée en 1785 et fournisseur officielle de la Cour, comme l’annonce fièrement sa devanture. En chemin nous tombons sur le violon solo de l’Orchestre Philippe Aïche que nous embarquons avec nous et, sur place, nous rejoignent Delphine et Christiane : une tablée de 21 personnes !
Nous sommes servis dans la tradition des cafés viennois avec de la belle porcelaine pour les tasses et sous tasses et de magnifiques bols remplis de crème chantilly pour accompagner les chocolats chauds. Dégustation, discussion, rires et jeux pendant une heure !

3) Le concert au Musikverein

Les enfants sont de nouveau pleins d’énergie. Ils promettent aux musiciens de les retrouver à l’entrée des artistes à l’issue du concert du soir et se dépêchent de regagner leur hôtel pour se changer.

Les filles endossent leurs robes de princesse, les garçons leurs costumes et tous s’installent dès 19h15 dans la salle du Musikverein, impressionnés par la beauté du lieu. L’orchestre gagne la scène. On repère vite les parrains et marraines et on ne les quitte plus des yeux ! A l’entracte on déclare qu’ils ont plutôt bien joué et à la fin du concert ( Concerto pour piano n°2 de Brahms et Symphonie n°7 de Dvorák) on court les féliciter en coulisse. Les musiciens les complimentent sur leurs tenues vestimentaires et leur donnent de nouveau rendez-vous lundi à la répétition générale.

Les enfants enchantés finissent leur soirée par un dernier repas dans une chaine de fast-food dont on taira le nom, mais qui a fait leur bonheur avant de reprendre le tramway sur le Ring et tomber dans les bras de Morphée, épuisés par cette riche journée !

Le voyage à Vienne des enfants de la Fondation La Vie au Grand Air bénéficie du soutien des Fondations Edmond de Rothschild, LCH.Clearnet, Monsieur et Madame Arnaud Grémont et Monsieur et Madame Adrien Nimhauser.  

Goûter avec les musiciens à la pâtisserie Demel Prêts pour le concert du soir au Musikverein

Wilkommen in WIEN !

Ce matin le groupe d’enfants de Verrières le Buisson était très ponctuel !
A 10h45 précises huit petites frimousses souriantes pointent leurs nez, violons sur le dos, Porte 4 du terminal 2 de l’aéroport Charles de Gaulle. Enregistrement, pique-nique et premiers contacts avec certains parrains et marraines avant de monter à bord. Tous attendent avec impatience et un peu de crainte le décollage : à peine l’avion a-t-il commencé à prendre son envol que les réactions fusent de toutes parts : « trop stylé… trop confort… trop kiffant le décollage ! »… « ça fait des trucs bizarre dans mon corps … on voit la Seine, … les lacs, on dirait des baignoires pour les pieds … ».
Les musiciens qui avaient l’intention de lire ou de piquer un roupillon abandonnent leur projet après quelques tentatives et observent, amusés, les enfants qui dans leur excitation s’expriment de plus en plus fort.
A l’atterrissage, Toufik et Farouk sont invités par le commandant de bord à entrer dans la cabine de pilotage, l’occasion de prendre quelques photos avant de rejoindre le groupe et de prendre le car pour l’hôtel.
Une fois installés dans leurs superbes appartements dans le verdoyant quartier du Belvédère, le groupe se scinde en deux : l’un a pour mission de faire les courses pour les petits déjeuners qui se prendront dans les appartements, l’autre se met en quête d’un restaurant pour la soirée.
Deux chanceux échappent aux corvées : Jessica et Zakaria ont déjà leur premier rendez-vous avec leurs marraines Delphine et Christiane. Petit moment en tête à tête pour discuter et montrer ses progrès violonistiques puis un deuxième temps où on se réunit tous dans la chambre de Christiane pour jouer ensemble et surtout pour une séance photos.
On se donne RV le lendemain et on retrouve les copains dans un petit restaurant italien à 50m de l’hôtel. Ce sera pizza pour presque tout le monde. La favorite du soir : la 4 fromages ! Dîner dans une ambiance détendue et pleins de projets pour le lendemain.

Le voyage à Vienne des enfants de la Fondation La Vie au Grand Air bénéficie du soutien des Fondations Edmond de Rothschild, LCH.Clearnet, Monsieur et Madame Arnaud Grémont et Monsieur et Madame Adrien Nimhauser.

Delphine et JessicaJessica, Zakaria et leurs marraines Delphine et Christiane