Une vie d'orchestre ce n'est pas seulement un soir de votre vie, c'est aussi plein de petits moments... que nous avons voulu partager avec vous

Soirée viennoise à la Fondation La Vie au Grand Air



Vendredi dernier, petits et grands étaient d’humeur particulièrement taquine. Alors lorsqu’on a annoncé aux enfants de la Maison de l’Enfance de Verrières le Buisson qu’ils allaient danser la valse sur des musiques de Strauss, Ils crurent à une bonne blague de 1er avril ! Quel ne fut pas leur étonnement en voyant débarquer un quatuor à cordes et Ludivine, danseuse professionnelle, pour animer un atelier valse sur le célèbre Beau Danube Bleu !

La première surprise passée, deux lignes furent rapidement constituées, une pour les filles et une pour les garçons pour apprendre les pas de base. Mais très vite, Ludivine, impressionnée par le naturel avec lequel les enfants esquissaient leurs premiers pas à trois temps, leur apprit à tourner, puis à tourner de plus en plus vite, avec la complicité des musiciens Nicolas, Frédéric, Gilles et Jacques qui accéléraient ou ralentissaient au bon vouloir des enfants.
Une animation dans le rire et la bonne humeur qui mettait en condition les enfants, invités à suivre l’Orchestre de Paris à Vienne du 28 au 31 mai prochains.

La soirée fut ponctuée de temps forts avec un petit concert de musique de chambre par les musiciens de l’Orchestre de Paris avec un programme musical incarnant le classicisme viennois par excellence avec des quatuors de Joseph Haydn !
Quant à Toufik, Farouk, Zakaria, Nesserine, Jessica, Emilie, Charley, Océane et Ophélie, ils étaient loin d’être en reste : violonistes en herbe avec pour certains d’entre eux 4 mois de pratique, ils ont donné une petite audition devant leurs professeurs Jacques et Gilles, un public de parents et de musiciens.
Ce fut pour eux l’occasion de connaitre le prénom de leur parrain ou marraine, musicien de l’Orchestre, qui allait s’occuper d’eux pendant la tournée. La chanceuse Nesserine fit connaissance avec son parrain altiste Nicolas qui prenait part à cette soirée viennoise. Les autres ont préparé un petit courrier pour donner des signes distinctifs qui aideraient leurs musiciens à les reconnaître à l’aéroport. Enfin le cuisinier de la maison de l’enfance, également sollicité, proposa un dîner viennois original : pas de Wienerschnitzel au menu mais goulash, choux rouge cuit et Kaiserkuchen (gâteau au fromage blanc à la crème de pavot) !

Une soirée musicale et gastronomique !
Ce n’était pas un poisson mais une belle soirée de 1er avril.

Le projet en partenariat avec la fondation “La Vie Grand Air” bénéficie du soutien de LCH Clearnet, de Monsieur et Madame Arnaud Grémont et de Monsieur et Madame Adrien Nimhauser.  

Le blog du collège Poquelin en résidence à l’orchestre

Daphnis et Chloé par Eline - Collège Poquelin

Les élèves du collège Poquelin viennent de mettre en ligne leur propre blog, autour de leur projet de résidence à L’Orchestre de Paris.

Véritable journal des différentes rencontres avec les équipes artistiques (le directeur musical Paavo Järvi, les musiciens Vicens Prats, Christiane Chrétien et Joëlle Cousin), et des équipes administratives (mécénat, bibliothèque, production, régie, costumes…), ce blog regroupe également leurs impressions sur les répétitions et le concert de l’Orchestre de Paris du 13 janvier dernier. Il expose leur travail plastique autour de projets de pochettes de disque autour de l’œuvre Daphnis et Chloé de Ravel.

Un grand bravo aux élèves !

» Le blog du collège Poquelin

Neuvième clip de la série Deconcerto : Chostakovitch


La Cinquième Symphonie de Dimitri Chostakovitch, sous ses traits de propagande soviétique, est une œuvre autobiographique. Le compositeur vécut dans l’angoisse des purges staliniennes. Sa musique peut être perçue comme une concession à la pression politique mais la tension émotionnelle qui s’en dégage montre la volonté d’un homme d’amener son œuvre vers une ironie de la marche triomphante de la dictature qui opprime son peuple.

José Bereaud, étudiant à l’École Estienne, BTS communication visuelle

» Concert du 23 mars 2011 : Christoph Eschenbach et Emanuel Ax

» Concert du 24 mars 2011 : Christoph Eschenbach et Lang Lang

Huitième clip de la série Deconcerto : Beethoven


Tel un hommage à Beethoven, cette vidéo confronte musique et surdité. En effet, une jeune fille malentendante, Florence, se trouve face à un violoniste, Antonin André-Réquéna qui joue pour elle. Le spectateur se voit témoin de la complicité qui s’instaure entre les deux personnes et entend alternativement à la manière de ceux-là. Le son est alors différent selon les deux, est vécu différemment. Son et silence se retrouvent le temps d’un instant, le temps d’apprécier un morceau de musique classique, chacun à sa manière.

Merci à Florence et Antonin d’avoir consacré du temps précieux pour la réalisation de cette vidéo.

Maud Chalard, étudiante à l’École Estienne, BTS communication visuelle, option multimédia

» Paavo Järvi et Gidon Kremer

Color, point de contact


Il est 8h30 et on répète déjà ! La Salle Pleyel est passée au rythme scolaire et à l’heure où l’on entre dans la première heure de cours, les élèves du Lycée Racine sont sur scène. Dans la salle, un auditeur à part, Marc-André Dalbavie que toute l‘équipe du projet retrouve ensuite pour échanger.

“Vous avez fait quelque chose de très réussi. J’aime les livres qui me font penser et ici ma musique vous a fait créer, c’est le plus beau cadeau qu’on puisse me faire”, dit-il en demandant que tous les élèves lui dédicacent la partition de leurs Regards sur Color.

“Au début, quand l’Orchestre de Paris m’a présenté ce projet, j’étais très étonné. Je l’ai pris comme un hommage, un cadeau. Mais j’étais très curieux de venir voir. Souvent au cours de mes voyages j’ai pensé à vous, je me disais : mais qu’est-ce qu’ils peuvent donc bien faire !”
Retour sur Color. Le compositeur avoue qu’il a du mal à parler de sa musique -il se refuse d’ailleurs à écrire les notes de programme quand ses œuvres sont jouées- car pour lui la musique est ouverte, son sens est multiple (dans l’art, le sens explose, dit-il exactement).

Marc-André Dalbavie revient sur les circonstances particulières dans lesquelles l’œuvre s’est achevée. “J’ai terminé en octobre-novembre 2001. Donc après le 11 septembre. On voit dans la partition quand ça arrive. Le dernier tiers est plus dramatique. C’est très rare, car je suis peu perméable à l’actualité. Mais moi qui aime les boucles, j’étais horrifié par l’acte terroriste et comment cet acte devenait un spectacle planétaire diffusé en boucle”.

Sur le processus :
Je mets longtemps à écrire. C’est un peu comme un peintre japonais qui reste des mois devant la toile vide puis trace quatre traits définitifs d’un coup.
Je fais des croquis, des détails, des petites choses d’orchestration mais je n’écris que quand l’œuvre est là toute entière. Je sens quand les choses sont en moi, ça va très vite ensuite.”

Sur le compositeur :
“Le compositeur est un peu autiste
(rires), il écrit pour lui. Mais ce qui est magnifique dans toutes les démarches artistiques -et la musique en particulier- c’est qu’elles laissent au public toute liberté pour rentrer dans l’œuvre. Et pour y revenir, en y trouvant chaque fois des sens différents. C’est extraordinaire.”

Sur sa vocation :
“J’ai su très jeune que je serais compositeur. A 12-13 ans j’étais fou de littérature et je voulais être écrivain. Mais j’étais musicien d’abord, la musique était mon langage. J’étais pianiste, je faisais mes gammes, mais mon intérêt allait surtout à l’acte créatif, à la composition. J’ai créé en utilisant l’outil le plus intime à ma disposition.”

Un élève interroge le compositeur sur son rapport à la théorie.
“C’est comme un flûtiste qui pense chaque doigt, chaque souffle au début et puis ensuite se libère de tout ça. Il faut faire un grand effort théorique quand on est jeune et puis l’oublier -ou en tout cas, il faut que ça devienne organique.”

La couleur ?
“J’aime rentrer dans le son comme on rentre dans la matière avec un microscope. Mais j’ai une passion depuis très jeune pour le chant grégorien. Et ça, c’est la ligne, pas la couleur. Donc c’est un peu contradictoire !”

Le compositeur préféré :
“Debussy. Debussy est très important à cause du travail sur la couleur, cette tentative de capter la vibration du son. Comme Monet qui voulait peindre la moiteur, la fumée ! Mais j’aime aussi Ravel. Et aussi Mozart… et Machaut ! En fait, j’aime parfois quelques pièces seulement. Parfois dix mesures d’un compositeur que je n’aime pas par ailleurs !”

Marc-André Dalbavie laisse à son tour sa dédicace sur la partition de la classe.
“Pince-moi, je rêve… !”

Regards sur Color, œuvre composée par une classe de Terminale du lycée Racine, et Color de Marc-André Dalbavie, œuvre  au programme du baccalauréat 2011,  ont été données le 3 février 2011 à la Salle Pleyel.

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