Concert avec entracte - fin du concert aux environs de 21h45
Un concert-découverte pour s’aventurer un peu plus loin dans cette musique française fin XIXe que l’on a si peu l’occasion d’entendre.
Alain Altinoglu a choisi trois œuvres qui débordent d’énergie, chacune avec une couleur bien particulière.
España est ébouriffante. C’est une atmosphère de marché, un tourbillon magnifiquement rendu par Chabrier. « J’ai manqué de jeter mon chapeau, mon parapluie et des cigares dans l’orchestre » commentait le peintre anglais John Sargent, à la création de l’œuvre en 1883.
Le Concerto pour piano n° 2 de Saint-Saëns est une expérience échevelée, accélération continue et irrésistible vers le final impétueux. Daté de 1868, il annonce déjà Rachmaninov : le piano est comme la proue d’un navire puissant : il mène et l’orchestre l’amplifie. Il fut écrit pour le virtuose Anton Rubinstein, mais Saint-Saëns, lui-même suprême concertiste, donna la première audition, au même âge que Romain Descharmes.
La Tragédie de Salomé date, elle, de 1911. Florent Schmitt, son compositeur, incarne les multiples facettes de cette époque. Sa musique est tour à tour vigoureuse, suave, orientaliste, rythmique. Il est autant Stravinski que Ravel.
Réservations en ligne
Téléphone : 01.44.84.44.84
Alain Altinoglu s’est révélé en quelques années l’un des plus prometteurs jeunes chefs français. D'abord pianiste, accompagnateur d'artistes lyriques en récital ou à l’opéra, préparant avec eux les rôles, Alain Altinoglu s’est vu mettre à l’épreuve de la direction d’orchestre un jour où un chef d’orchestre fit subitement défaut. C’était à l’Opéra de Paris, pendant les répétitions de
K de Philippe Manoury en 2001.
Depuis, sa carrière s’est déployée. À l’étranger où les maisons d’opéra apprécient sa connaissance du répertoire français, mais également en France et dans le domaine symphonique. Il a ainsi été premier chef invité à l'Orchestre National de Montpellier, de 2007 à 2010. Il a dirigé
Orphée aux Enfers au Festival d’Aix-en-Provence en 2009,
Mireille à Orange en 2010. L’Orchestre de Paris l’a accueilli deux fois en 2008 pour la reprise de l’opéra contemporain
Roméo et Juliette de Pascal Dusapin à l’Opéra Comique puis au Théâtre des Champs-Elysées dans
Falstaff.
Romain Descharmes a 30 ans. Il a étudié à Nancy puis à Paris au CNR avant d’intégrer à 18 ans le Conservatoire National Supérieur. Il y a travaillé avec Jacques Rouvier, pédagogue qui a contribué à le faire passer, comme Romain Descharmes le dit lui-même « d’étudiant-pianiste à musicien-pianiste ».
Il a également étudié avec Bruno Rigutto. Parmi les grands interprètes qui l’ont marqué figurent Wilhelm Kempff, Sviatoslav Richter ou Radu Lupu.
En 2006, Romain Descharmes remporte le Premier prix du Concours International de Piano de Dublin. Une très prestigieuse liste de concerts l’attend alors, jusqu’à Carnegie Hall. Le jeune pianiste français a pu consolider là une excellente réputation internationale.
Romain Descharmes a déjà enregistré deux disques, l’un Ravel, l’autre Brahms.
Il fait ses débuts avec l’Orchestre de Paris à la Salle Pleyel, mais il fut déjà l’invité du cycle de musique de chambre au Musée d’Orsay, en janvier 2011, pour jouer le
Quintette de Schumann.