Les 40 ans de l'Orchestre
Une décennie à saisir

On fête cette semaine les 40 ans de l’orchestre. Quatre décennies rythmées essentiellement par deux séries de transformations : directeur musical et résidence. De la première, on peut dire qu’elle est assez banale, de la seconde qu’elle fut laborieuse. De manière assez remarquable, celle qui s’annonce va être profondément marquée par les mêmes paramètres : nouveau directeur musical en 2010 et nouvelle salle en 2012...

La jeunesse de l’orchestre fut rythmée d’une autre manière : Munch, Karajan, Solti –trois chefs en dix ans, parce que le premier Directeur musical disparut presque aussitôt son orchestre lancé, parce qu’on voulut conjurer ce mauvais sort en trouvant un nouveau « père prestigieux » à la formation. Puis Daniel Barenboim s’installa pour plus longtemps, quinze ans. Cas particulier, véritable adéquation entre un chef montant et un orchestre montant. Depuis, une décennie, plus ou moins, des projets ensemble.

L’espace se resserre. Le temps aussi.
L’orchestre s’est lui-même créé une Académie qui permet aux jeunes de faire leur apprentissage en amont, et pour ceux qui deviendront titulaires de s’intégrer par avance. Il a mûri. S’annonce un Directeur musical, Paavo Järvi, qui a le même âge que lui et une carrière déjà phénoménale. Étape ? Mariage ? Contrat ? Cure de jouvence ? La réponse ne peut se prévoir.

Un second élément, néanmoins, peut influer sérieusement. L’Orchestre de Paris a passé quarante ans à rêver d’une salle de concerts. Chaque tournée doit raviver la frustration car les musiciens passent fréquemment dans des salles magnifiques. Et voilà que le projet de grande salle de concerts se concrétise à Paris. L’envie est telle que les choses avancent à pas de géant : le projet était lancé il y a à peine deux ans...

Le lieu s’annonce un rêve. Le projet de l’architecte Jean Nouvel au Parc de la Villette est stupéfiant, la salle en balcons suspendus, les auditeurs surplombant la musique qui montera vers eux...

S’installer dans une salle magique peut drainer vers la musique un nouveau public, comme vient de le faire Pleyel après sa rénovation. Et en retour l’orchestre peut se lester d’une sorte d’évidence. Celle qui stabilise les grands orchestres londoniens, américains, celui de Berlin ou d’Amsterdam. À eux, une autre part d’Histoire, bien plus que 40 ans. Mais aussi la réputation musicale de leur ville.
Cap au 50ème ?

Christian Leblé

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