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Les 40 ans de l'Orchestre
Karajan, une comète à Paris

On célèbre en 2008 le centenaire d’Herbert Von Karajan.
Le chef fut la deuxième figure tutélaire de l’Orchestre de Paris, mais son passage fut celui d’une comète. 25 mois, 8 programmes de concert...
La caméra était là en octobre 1968 à New York, quand Karajan entendit pour la première fois l’orchestre, sous la direction de Charles Munch qui allait disparaître quelques jours plus tard. Il semblait stupéfait par la qualité de ce moment de musique et de la nouvelle formation. Il parlait déjà de la diriger.
Après la disparition de Charles Munch, qui allait "conjurer le sort" ? On cherchait une "grande stature" du monde de la musique, à la hauteur du "prestige" voulu pour l’Orchestre de Paris *.
Herbert Von Karajan était directeur musical à vie de la Philharmonie de Berlin, ce qui ne lui laissait pas la liberté nécessaire pour s’installer à la tête de l’Orchestre de Paris. Et lui-même disait qu’un orchestre français devait être mené par un chef français...
Il prit donc le titre de Conseiller musical, Serge Baudo restant directeur par intérim et chef permanent de l’orchestre.
"Après Munch, c’était le jour et la nuit, Munch c’était improvisation et inspiration, Karajan n’en manquait pas mais il était aussi une machine très efficace. Il transformait la sonorité de l’orchestre en un quart d’heure !" se souvient Luben Yordanoff.
Le premier violon solo de l’histoire de l’orchestre (voir la généalogie des premiers violons dans la chronique n°6 "Trait d’union") rit en se souvenant que l’orchestre apprit cette nomination par la presse. "C’est le Général qui a donné son accord. Quarajean, comme il prononçait".
"Nous l’avons accueilli avec toute notre bonne volonté, les répétitions avec lui restent pour moi des journées inoubliables. Il n’était pas homme à vous donner une claque dans le dos. Courtois, mais réservé, il n’incitait pas à la conversation".
Pour Herbert Von Karajan, c’était un retour. Il n’avait pas dirigé à Paris depuis ses deux concerts donnés en avril 1944 dans la capitale occupée...
Si l’on exclut les concerts donnés en tournée – trois visites annuelles au festival d’Aix en Provence, un séjour à Salzbourg -, ce sont à peine cinq programmes que Karajan dirigea à Paris même avec l’orchestre. Sommet de cette éphémère présence, un Requiem de Verdi donné trois fois au Théâtre des Champs Elysées. "Le plus beau", témoigne Luben Yordanoff.

* » cf. chronique n°35 - Appellation

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