Les 40 ans de l'Orchestre
Des galettes
L’orchestre, qui vient d’enregistrer tout le programme Saariaho donné au concert en mars dernier, a été très actif au disque.
Plus d’une centaine d’enregistrements. Certains historiques ? le Te Deum de Berlioz avec Daniel Barenboim, qui marqua la création du Chœur, d’autres rares ? Solti n’enregistra qu’un disque à Paris, et qui plus est consacré aux méconnus poèmes symphoniques de Liszt. Certains encore sont restés improbables, comme les concertos de Liszt avec Georges Cziffra, rencontre limitée au studio, le pianiste n’ayant jamais joué en concert avec l’orchestre. Ou éphémères, comme la bande-son de Madame Butterfly filmée en décors naturels par Frédéric Mitterrand.
Aujourd’hui, le transfert sur CD des gravures des années 60-70 soutient un peu notre mémoire. De Charles Munch presque tout ? son passage fut si court ? à savoir la Fantastique et ses Ravel. EMI diffuse encore ces mêmes Ravel dirigés par Jean Martinon ? dont un Boléro qui presse, qui presse. Daniel Barenboim enregistra énormément ? près d’une cinquantaine de disques ! ? couvrant les grands noms du répertoire français à la charnière du XXe siècle : Bizet, Dukas, Saint-Saëns, Debussy, Ravel, Franck, Fauré (et Berlioz, bien sûr) partagés entre Deutsche Grammophon et EMI. On trouve encore son Requiem de Fauré, son Boléro très travaillé et quelques disques du contrat Erato/Warner signé sur le tard ? les Notations de Boulez, les enregistrements Hugo Wolff, Scriabine, Stravinski et Dutilleux.
Ici et là des choses éparses, les concertos pour violoncelle de Dutilleux et Lutoslawski avec Rostropovitch, les concertos de Bartók avec Lorin Maazel et Sviatoslav Richter ? qui ne joua qu’une demi-douzaine de fois avec l’Orchestre de Paris. Il reste également un beau disque Paris 1920, dirigé par Semyon Bychkov.
Christoph Eschenbach a d’abord enregistré pour Naïve, les compositions de Pascal Dusapin, Marc-André Dalbavie et bien sûr la Fantastique. Une collaboration entamée il y a cinq ans avec le label finlandais Ondine a apporté un précieux disque Berio, un Ravel (sans Boléro), un Bruckner et surtout une intégrale Roussel. Ce compositeur, avec son esthétique si particulière symphonique mais rhapsodique comme de la musique de film, très soutenu au concert depuis la création de l’orchestre, n’avait eu que très peu ses faveurs au disque (Serge Baudo, Jean-Pierre Jacquillat au début, puis Charles Dutoit fin des années 80, des initiatives isolées). Oui, les archives, perdues ou préservées, ne doivent pas détourner l’attention de l’activité récente !... Mais quand même, le Pierre et le Loup avec Claude Piéplu, dirigé par Igor Markevitch... C’était en 1965, la deuxième version après Gérard Philippe, l’orchestre était encore Société des concerts...
VOTRE ESPACE PERSONNEL
FACEBOOK
Partagez cette page avec vos amis sur Facebook.



Rejoignez-nous dès maintenant sur notre page Facebook pour vivre avec nous tous les événements de la saison 2012/2013 !
L'Orchestre de Paris sur Facebook

 

reserve.jpg