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Les 40 ans de l'Orchestre
(Petit) fauteuil d’orchestre

La petite file indienne progresse, sagement. Des enfants du primaire qui viennent assister au spectacle de l’Orchestre de Paris. Leur tête ne dépasse pas du fauteuil et du fond de la salle, on a parfois l’impression que les rangs sont vides...

L’Orchestre de Paris s’est lancé dans l’aventure de la jeunesse en 1991 et l’a vécue jusqu’à aujourd’hui sous différentes formes. À l’époque, l’idée est d’offrir aux petits (jusqu’à 25 ans !) des concerts de grands. On reprend le samedi matin au Châtelet une partie du concert joué dans la semaine. Mackerras, Giulini, Bychkov, Sanderling dirigent…

En 1998, le Châtelet ferme pour travaux. Le projet se replie Salle Pleyel mais pointe aussi son nez à la Cité de la Musique. Le lieu nouveau, ouvert trois ans plus tôt, affiche une démarche de découverte qui influence le projet éducatif de l’Orchestre de Paris. Dans chaque concert du samedi matin (quatre puis cinq par saison), toujours une œuvre centrale, mais avant de la jouer in extenso l’orchestre en fait une première visite.

Les musiciens, qui ont pris cette nouvelle formule à bras le corps, élaborent ce commentaire et le déroulent avec humour. Des enfants qui les ont accueillis dans leur classe participent à ce moment du concert, racontant l’histoire par exemple. Un metteur en scène, Ivan Grinberg, aide à bien ficeler le tout.

C’est le contrebassiste Cédric Carlier, par exemple, qui fait découvrir L’Oiseau de Feu de Stravinski, alors que Bernard Haitink est au pupitre.
"Pour fabriquer l’horrible Katscheï, Stravinski se souvient d’un intervalle de trois tons, le triton, qui sonnait de façon tellement bizarre autrefois, tellement laide, qu’on l’avait baptisé le diable en musique."
Les cuivres jouent un intervalle bien juste, puis rajoute "un petit dièse quelque part". Les cordes jouent la Petite Musique de Nuit puis la truffent de tritons... "Et pour qu’on ne puisse pas avoir de doute, il va faire jouer son Katscheï par les cuivres les plus graves !".

La Symphonie fantastique emmenée par le violoncelliste Eric Picard, le compositeur en résidence Marc-André Dalbavie et Christoph Eschenbach lui-même laisse un souvenir mémorable, avec sa procession d’enfants sur la Marche au supplice. On s’attaque aussi à des titres pas faciles, comme Le Grand Macabre du contemporain Ligeti, avec le chef Sylvain Cambreling... Le projet s’appelait Musicoulisse !

À partir de 2005, alors que l’orchestre transite au Théâtre Mogador, une collaboration s’instaure avec les Jeunesses Musicales de France pour la création de concerts-spectacles. L’utilisation du temps scolaire permet d’accueillir plus d’enfants -principalement du primaire, les élèves du secondaire pouvant assister aux répétitions générales du mercredi matin. Un projet baptisé Orchestre sans Frontière mêle répertoire symphonique et d’autres styles qui sont en fait les jardins privés des musiciens de l’Orchestre de Paris, du klezmer au tango en passant par le rock. Un tabac ! Reprise en 2009 !

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